L’ouverture de Réinvente-toit retardée

L’ouverture de Réinvente-toit retardée
La directrice générale du Centre sur l'Autre Rive, Cinthia Bourque. (Photo : (Photo: Journal Saint-François - Pierre Langevin))

Le projet de logements supervisés pour aider les toxicomanes et alcooliques du Centre sur l’Autre Rive ouvrira plus tard que prévu. La pandémie repousse l’ouverture de Réinvente-Toit au début 2021, ce qui complique la tâche de l’organisme. 

«Au départ on devait ouvrir le 1er décembre, mais l’ouverture a été repoussée au 24 janvier, mentionne Cinthia Bourque, directrice générale du Centre sur l’Autre Rive. Ce qui nous complique la vie. C’est difficile pour les gens en général d’être isolé; ce l’est encore plus pour les gens qui consomment. »

Réinvente-toit, dont le budget était évalué à 2 millions $ lors de son annonce en 2017 pourrait aussi voir la facture gonfler. Mme Bourque espère contrôler la hausse des coûts qui pourrait survenir.

Lemaire de Valleyfield, Miguel Lemieux et le député de Beauharnois, Claude Reid, ont procédé à la pelletée de terre symbolique en compagnie de Cinthia Bourque, directrice générale du Centre sur l’Autre Rive.

Le projet propose 16 unités de logements de transition pour alcooliques et toxicomanes. Outre les appartements, on retrouve des aires communes. Réinvente-toit facilitera l’autonomie de la clientèle avant que celle-ci ne retourne vivre seule après la thérapie.

Le chantier a repris le mois dernier près de la rue Notre-Dame derrière le IGA extra Famille Vincent. La Société d’habitation du Québec investit 1 141 685 $ dans le projet, en plus de garantir le prêt hypothécaire contracté par l’organisme. Valleyfield accorde pour sa part près de 573 000 $ pour la construction du bâtiment.

Les résidents peuvent sortir

Depuis le début de la pandémie, les usagers du Centre sur l’Autre Rive situé sur le boul. Hébert étaient confinés. Les résidents n’étaient pas autorisés à sortir de l’établissement par mesure de sécurité. «On n’est pas comme un CHSLD, mais on craignait que si une personne se trouvait contaminer, qu’il pourrait y avoir plusieurs cas, explique Mme Bourque. Seuls les employés pouvaient quitter et on a eu chaud quatre fois; par chance les tests se sont toujours avérés négatifs. »

Des masques ont été achetés pour le personnel et les résidents. Ceux qui sortent la fin de semaine devront opérer certaines mesures sanitaires à leur retour lundi.

Des mesures de protection ont été mises en place. Un résident a cependant bu le désinfectant à mains qui sentait le vieux gin. «Il a dû être reconduit à l’hôpital, signale Mme Bourque. C’est toute une adaptation qu’on a dû faire dans les mesures d’urgence. »

Les mois de mars, avril et mai ont donc été difficiles. Surtout avec les règles qui changeaient constamment en début de pandémie. «Avec le confinement et l’anxiété, il a fallu rivaliser d’ingéniosité pour occuper les résidents, confie la directrice générale. On ne pouvait pas juste les laisser écouter la télé. On a aussi ajouté un intervenant la fin de semaine. »

Moins de résidents

Habituellement, les locaux de l’organisme situé dans le secteur de Saint-Timothée peuvent accueillir 20 résidents. «On a descendu a 20 et installer une zone de quarantaine, puis on a baissé à 12, mentionne Cinthia Bourque. On n’a pas assez de place dans la salle d’atelier pour respecter la distanciation. On va rester à 12 tout l’été, même si on reçoit des demandes. On verra en septembre si les mesures de la santé publique changent. »

Avec des mesures sanitaires qui évoluent rapidement et une clientèle vulnérable, Mme Bourque explique avoir l’impression de faire continuellement du bricolage.

«C’est difficile parce que l’isolement est l’ennemi des personnes qui consomment, concède-t-elle. On a vu plusieurs rechutes; ils n’avaient pas préparé leur sortie que ce soit de trouver un logement ou un emploi. On a aussi offert à des résidents de rester plus longtemps et certains ont accepté. On maintient notre support. »

 

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