Un nouveau mouvement de flexibilité dans l’industrie du voyage

Par Yanick Michaud
Un nouveau mouvement de flexibilité dans l’industrie du voyage
Les plages du Sud vont demeurer enchanteresses, mais on devra s’adapter sur la disposition des chaises ou la proximité dans les discothèques par exemple. (Photo : Andreas M)

On verra l’industrie du voyage rebattre des ailes graduellement. Mais rien ne sera plus comme avant.

« Il y aura de nouvelles façons de voyager. Premièrement, on prendra l’avion avec un masque. Et ça pour des années à venir. Mais il faudra accepter plein de nouvelles choses. S’adapter. On vit un nouveau mouvement de flexibilité », indique Eve Bourdeau, directrice du département Golf chez Voyages Gendron.

« Il faut être réalistes, les ventes de cet été sont toutes compromises. Certaines compagnies font des vols. Mais ce n’est rien en termes de volume de ce qu’on voit habituellement. Il n’y a rien de normal. Tout est dans l’inconnu. Dans les Caraïbes, certaines grandes chaînes hôtelières vont ouvrir fin juin. D’autres vont patienter jusqu’en novembre. Mais si elles comptent habituellement cinq établissements sur leur complexe, peut-être qu’elles vont ouvrir un premier. Puis quelques semaines plus tard un deuxième. Ainsi de suite », juge celle qui se promet d’être parmi les premières à voyager quand les activités reprendront.

Une adaptation et une nouvelle réalité

Vers Cancún, il sera bientôt possible de voler. Mais pas vers Cuba. On a annulé les vols. « On est dans l’inconnu. Tout change de jour en jour. Il faut être flexibles », expose Eve Bourdeau.

En ce sens, les compagnies créent des mesures flexibles. Pour les clients qui réservent pour l’hiver prochain, il sera possible d’annuler plus près de la date du départ. Avec moins de pénalités. « Ce sont des politiques jamais vues. Mais au moins les clients achètent en connaissance de cause. Il y a aussi les compagnies comme Manuvie qui offrent l’assurance sans égale. Ils remboursent 80 % de l’achat, peu importe le motif. Jusqu’à une semaine du départ. Il y a un coût relié à ça, mais au moins, on achète l’esprit tranquille », juge la sympathique jeune femme.

Du golf en sécurité

Évidemment, Eve Bourdeau ne peut éviter de parler de golf. Elle se réjouit de voir que plusieurs sont prêts à se rendre en Arizona pour pratiquer leur sport de prédilection. « Ce serait pour l’automne. Actuellement, les golfeurs jouent ici. Mais plus tard, ils voudront voyager. Et il y aura les vols directs vers Phoenix. Pas de transferts à New York par exemple. Ce sera sécuritaire. Mais il faut encore voir si la situation le permettra. Mais les gens peuvent réserver et décider à la mi-septembre par exemple, si les choses ne se sont pas améliorées, d’annuler. Ils recevront leur dépôt en crédit. Un dépôt de 100 $ seulement. Ça aussi c’est du rarement vu », rigole Eve Bourdeau.

Habituellement les dépôts sont de 25 % du voyage. « C’est l’ère de la flexibilité », ajoute celle qui n’est pas inquiète pour la survie des grosses agences de voyages. Mais elle craint pour des plus petits joueurs. « Il faudra s’adapter et laisser aller l’imagination », conclut-elle.

Les voyages de golf à l’Île-du-Prince-Édouard seraient une bonne option, mais on ne sait pas encore si la province fermera ses frontières aux touristes pour l’été. Mais pour le ski, l’une des autres spécialités du grossiste en voyage de Valleyfield, l’Ouest canadien sera une merveilleuse alternative.

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