Semer le bonheur sur sa route

Semer le bonheur sur sa route

Marc-Antoine Charette rêve d'un monde meilleur. Voilà pourquoi il prépare le voyage philanthropique Projet Youman à partir duquel il vise à propager le bonheur.

Marc-Antoine Charette souhaite être un acteur du changement. Changement vers un monde meilleur plus heureux. Ici et ailleurs. Le globetrotteur prépare le projet Youman qui le mènera du Québec à l’Argentine. Un parcours à partir duquel il espère faire la différence dans la vie des gens qu’il va rencontrer.

En 2014, la participation du Coteaulois au voyage philanthropique en Bolivie de la Fondation de l’Hôpital du Suroît a vraiment fait surgir une passion. Désormais spécialiste voyage à l’agence Karavaniers, il a décidé de monter un projet indépendant.

En 2020, il projette relier Montréal à Ushuaia, la ville la plus au sud de l’Amérique. Sur sa route, changer le monde, un sourire à la fois. «Je trouvais qu’il y avait beaucoup de nouvelles négatives en lisant le journal, que ce soit le terrorisme ou les régimes de peur, concède-t-il. Je veux transporter le bonheur sur ma route et aider les communautés locales et internationales. »

Il souhaite créer l’harmonie entre l’entraide et les humains à partir une série d’actions. Ces dernières peuvent prendre la forme de corvée de nettoyage, de sensibilisation à la protection de l’environnement, des projets d’éco-volontariat ou la participation à People in my lens, une série de photoreportage qui met l’humain à l’avant plan.

«Je ne veux pas que ce soit éphémère, avertit Charette. La fabrication du bonheur, c’est assez large. Les gens ne réalisent pas que ça ne prend pas grand-chose pour être heureux. Suffit d’y croire. »

Son bonheur vers l’Argentine se déplacera en minivan. Une façon plus humaine selon lui de mettre en place le Projet Youman. Ce sera aussi plus facile de se déplacer vers les différentes communautés.

100 000 $ pour trois organismes

Il met quatre ans à préparer son périple qui durera entre 6 et 18 mois. Assez de temps pour tracer son itinéraire, mais aussi recueillir les fonds nécessaires. Il a mis sur pied une campagne de financement majeure avec un objectif de 100 000 $. «Je n’amasse pas l’argent pour payer mon voyage, assure-t-il. Le montant amassé sera entièrement remis ou investi dans des projets qui visent à créer du bonheur. »

La Fondation de l’Hôpital du Suroît, la Société canadienne de la sclérose en plaques et l’organisme Face aux vents ont été ciblés pour bénéficier des retombées de Youman.

Une plateforme web a été mise en place pour recueillir les dons, mais divers événements à saveur communautaire ou artistique permettront de boucler le budget.

«Je voulais voyager, mais tant qu’à le faire, aussi bien que ce soit pour une bonne cause, soutient-il. Le sourire, c’est un échange universel incroyable. Le retour du bonheur c’est magnifique. Ça rend le projet concret. »

L’an prochain avec l’équipe de Karavaniers, il va descendre la plus haute chute du Venezuela en rappel. La première étape concrète à l’étranger du Projet Youman au profit de Face aux Vents qui propose des thérapies par l’aventure, et la Fondation de l’Hôpital du Suroît.

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