La science de la pêche

La science de la pêche

Jean-Martin Landry a expliqué entreprendre le Berkley B1 de façon plus sereine depuis sa victoire en 2015.

Crédit photo : (Photo Journal Saint-François - Archives Pierre Langevin)

La chance n’a pas grand-chose à voir avec le Berkley B1. Rien n’est laissé au hasard comme l’expliquent Nicolas Gendron et Jean-Martin Landry, deux professionnels qui ont déjà gagné le Championnat canadien de pêche à l’achigan.

«La compétition est rendue tellement forte, confie Gendron victorieux en 2011 et 2014. Les équipes viennent pratiquer une semaine à l’avance. Je vois des équipes des Maritimes louer des chalets pour faire leurs lectures du lac. C’est la prospection qui fait la différence. »

Le fait que le tournoi se déroule sur deux jours annule tous les effets possibles de la chance selon Jean-Martin Landry. «L’élite est présente ici, atteste le champion 2015. Ce n’est pas un tournoi où tu dois ramasser la plus grosse perchaude. Ça se déroule sur deux jours ce qui ajoute à la difficulté. Il n’y a pas de place pour les touristes. »

Les conditions climatiques sont aussi des variables à considérer. Après un été caniculaire, la température de l’eau baisse tranquillement. Ce qui envoie un message à l’achigan qui change sa position.

Ainsi, il faut être prêt dans le bateau. Jean-Martin Landry explique qu’entre 25 et 30 cannes, montées différemment, seront insérées dans le bateau en début de journée. «C’est scientifique, assure-t-il. On doit être prêt selon le courant, les vents, la température, la profondeur de l’eau. Chaque détail compte. »

Le bon partenaire
Nicolas Gendron fait équipe depuis 10 ans avec Jason Gramada. Un match parfait selon lui. «Le plus dure dans

Jason Gramada et Nicolas Gendron pêchent en compétition ensemble depuis 10 ans, ce qui a un impact indéniable sur leurs résultats. (Crédit photo : (Photo Journal Saint-François - Archives Pierre Langevin))

les tournois c’est de trouver un bon partenaire qui va bien nous compléter et être prêt à y mettre autant de temps que nous, indique-t-il. Jason est plus high que moi, donc il peut me booster par moment. Je suis plus tranquille alors on a trouvé un juste milieu. »
Un équilibre qui a porté fruits cet été. Le tandem a notamment connu une bonne saison sur la série Pro Bass Canada. Il a remporté une classique et ainsi mis la main sur un nouveau bateau de pêche.

Pêcher en toute sérénité
Parmi un groupe de 80 équipes, sur une nouvelle série pour eux, Landry et son coéquipier Pat Milot ont terminé parmi les cinq premiers au classement. Une belle saison de pêche sur des lacs qu’ils ne connaissaient pas.
Leur victoire en 2015 au Berkley B1 change leur attitude à l’approche du tournoi dans le lac Saint-François. «C’est prestigieux de gagner ce tournoi, avoue-t-il. Tant et aussi longtemps qu’on ne l’avait pas gagné, il y avait une certaine pression. On était favori parce que c’est notre lac. Désormais, on est beaucoup plus serein. On n’a plus rien à prouver. »
Mais les vainqueurs empochent tout près de 50 000 $ en prix et bourse. Si le duo est bien positionné après la première journée, la nervosité pourrait expliquer que la canne devient plus lourde.

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