Linda Strasbourg accusée de voie de fait armée

Par Yanick Michaud
Linda Strasbourg accusée de voie de fait armée
Les policiers de la Sûreté du Québec ont été tenus en haleine pendant trois heures par Linda Strasbourg. Il appert qu'elle ne possédait qu'une arme factice. (Photo : Photo Gaétan Prégent)

Linda Strasbourg, 60 ans, de Salaberry-de-Valleyfield a comparu vendredi midi au Palais de Justice afin de faire face à des accusations de voie de fait armée, d’avoir utilisé une fausse arme à feu et de harcèlement.  

Comparaissant par voie de vidéo, devant le juge Bertrand St-Arnaud, la dame qui présentait un visage tuméfié et blessé est demeurée stoïque lors de sa courte présence. Elle est détenue depuis jeudi en fin d’après-midi quand les policiers l’ont finalement arrêtée, après un siège de près de trois heures dans son appartement de la rue Saint-Jean-Baptiste.

Pistolet braqué et longues négociations

Jeudi, aux environs de 11 h 30, la dame, possiblement intoxiquée se serait présentée au Dépanneur Académie, à quelques pas de chez elle. Après avoir lancé des invectives et des menaces aux employés, elle jette de la bière dans la voiture de livraison du commerce.

Elle quitte, et revient quelques instants plus tard avec une arme qu’elle pointe en direction de la caissière de l’établissement.

La police est appelée à intervenir, mais la dame prend la fuite et réussit à se barricader chez elle où elle tiendra en haleine les policiers pendant près de trois heures.

Après de longues négociations, elle se rend aux agents des forces de l’ordre. Non sans offrir un peu de résistance. « Nous avons fait une perquisition dans son logement. Nous avons finalement trouvé une arme de type jouet. Mais nous ne pouvions pas prendre de chance », indique Ingrid Asselin, des communications de la Sûreté du Québec.

Après un siège de près de trois heures et une longue discussion avec les négociateurs de la Sûreté du Québec, la dame a accepté la reddition. (Photo Gaétan Prégent)

Une partie du secteur, compris entre les rues Académie et Olivier, avait été bouclée pendant l’après-midi. Jusque vers 14 h 45, au moment de la reddition de la dame qui souffre de problèmes de santé mentale.

De nombreux problèmes

Selon des voisins, elle serait une menace constante. « Je ne suis pas surpris. C’était une question de temps avant que ça n’arrive. Elle casse des fenêtres, défonce des portes. On est pognés avec elle dans le coin. Elle est à risque, et nous aussi. Elle a besoin d’aide », a déclaré un voisin immédiat, qui souhaite que la dame soit prise en main par le système de santé. « Ce matin, elle a détruit les boîtes aux lettres dans le côté du bloc. Je savais que ce ne serait pas une bonne journée. J’espère maintenant que le propriétaire fera quelque chose aussi », a conclu l’homme.

Un autre voisin qui a constaté des problèmes de drogue et d’alcool chez la dame. Il a indiqué qu’elle saignait au niveau du visage. Et ce, avant même le début des hostilités au commerce, en début de journée.

Elle demeure détenue

Linda Strasbourg demeure détenue pour tout le week-end. Elle a plaidé non coupable aux accusations. La couronne s’est opposée à sa remise en liberté. Elle sera de retour lundi pour son enquête sur remise en liberté.

Entre-temps, elle ne doit pas tenter de joindre la caissière du Dépanneur Académie.

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Frank
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Frank

C’est très bien de rapporter les faits après coup, et de les illustrer par des photos.

Mais au moment de l’événement, alors qu’une suspecte ARMÉE et BARRICADÉE tenait les policiers en haleine… est-ce que c’était vraiment nécessaire que le Journal diffuse des photos montrant la position des agents??!

Pour la sécurité de tout le monde, le Journal aurait dû s’abstenir de publier ces photos tant que le siège n’était pas fini.