Le milieu communautaire déplore le manque de soutien financier

Le milieu communautaire déplore le manque de soutien financier

Les Corporations de développement communautaires de la région ont uni leurs voix pour dénoncer le manque de soutien financier du gouvernement. D’autant plus que les différents organismes ne sont jamais autant venus en aide à une clientèle vulnérable. 

« Les groupes communautaires sont tous des mailles essentielles de notre filet social au Québec et il est temps que le gouvernement le reconnaisse adéquatement en leur apportant les ressources requises» affirme Rémi Pelletier, coordonnateur de la CDC Haut-Saint-Laurent.

Les CDC de Beauharnois-Salaberry et de Vaudreuil-Soulanges partagent ce point de vue également avancé par les quelque 4000 organismes membres du Réseau québécois de l’action communautaire autonome.

Ils demandent tous à ce que le gouvernement maintienne et bonifie ses engagements du mois de mars. On avait alors annoncés 75 M $ supplémentaires, somme qui représentait 16 % des besoins supplémentaires au financement existant avant le déclenchement de la crise. Les groupes n’avaient pas les ressources pour faire face à la situation. De plus, les besoins augmentent.

»Malgré notre sous-financement chronique et le manque de reconnaissance que nous confère le gouvernement, le milieu communautaire a répondu présent lorsque la population a eu le plus besoin de nos services, reconnaît Philippe Toupin, directeur général de la CDC de Vaudreuil-Soulanges. La crise sanitaire a affaibli le pouvoir d’agir de plusieurs organismes et nous espérons que le gouvernement prendra cela en compte dans l’élaboration du nouvel énoncé budgétaire. »

Pendant que les fonds d’urgence supplémentaires arrivent au compte-gouttes, plusieurs
secteurs sont encore laissés pour compte. « Depuis deux mois, les travailleurs des organismes oeuvrent avec force et résilience pour les plus démunis, précise Édith Gariépy, directrice générale de la CDC de Beauharnois-Salaberry. Nous devons reconnaître que toutes les mailles du filet social sont importantes, qu’ils soient dans l’aide alimentaire, la défense de droit, la mise en place de milieux de vie et de services pour les personnes âgées, pour les personnes souffrant de santé mentale, et tant d’autres. »

Le faible de soutien financier s’accompagne de défis administratifs et de
grandes variations dans les consignes données aux organismes. D’autant plus que ceux-ci font des pieds et des mains pour répondre aux besoins de la population. « Le gouvernement doit
cesser d’infliger de la pression additionnelle sur les organismes, insiste Marie-Line
Audet, présidente du RQ-ACA. Notre capacité d’agir est mise en péril et on ne peut pas
répondre à l’accroissement des besoins sans d’abord simplifier les procédures
administratives et fournir des salaires adéquats aux travailleurs et travailleuses du milieu
communautaire.»
Dans le contexte où on est à envisager une sortie à cette crise et la poursuite des
activités des groupes de l’ACA, les CDC de la région encourage le gouvernement à respecter ses
propres engagements électoraux, soit « Un meilleur soutien, une plus grande
reconnaissance et une simplification des procédures administratives pour l’obtention de
financement pour ces organismes qui répondent à une multitude de besoins non
couverts par les réseaux publics ».

 

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