La fièvre du vendredi soir

La fièvre du vendredi soir
(Photo : (Photo - Facebook))

La COVID a frappé Patrick Amyot. Pas que le musicien ait été malade. Mais confiné à domicile, le rockeur a pris la guitare. Pour s’amuser, lui d’abord, et un public réuni chacun chez eux. Depuis 12 semaines, il propose des spectacles fleuves le vendredi soir. Une scène sur laquelle il entend continuer de monter.

«Comme pleine de musicien, j’ai plein de spectacles qui ont été annulés, confie Patrick Amyot. J’ai essayé un Facebook live un vendredi, ce que je n’avais pas fait auparavant. Le premier a été fait à la bonne franquette et a duré trois heures. Je jouais des chansons comme lorsque j’avais appris à jouer de la guitare. »

Isolé dans son man cave, le plaisir était au rendez-vous. Pour augmenter le plaisir, il a investi, question d’améliorer la diffusion du son et de l’image, pour que ça «sonne mieux qu’avec un cellulaire».

Douze semaines plus tard, il ne se passerait plus de ces spectacles. Des centaines de personnes suivent ses prestations. Spectacle qui peuvent durer quatre heures. Et dont une nouvelle fan de Varennes a diffusé à travers les haut-parleurs de son camping. Des employés du CISSSMO ont aussi agrémenté leur quart du soir avec ses chansons.

«Il y a un an, j’ai pris un virage chansonnier, explique-t-il. Je jouais surtout du rock n roll; je dirais que je suis un jukebox des années 50 à 90. Dans les dernières semaines, j’ai appris plein de chansons.»

Tous ensemble chacun chez soi

Dans les bars, un spectacle se décline en quelques séances d’environ 45 minutes. Le public n’écoute pas toujours attentivement même posté à quelques pieds de la scène. De façon virtuelle, tous sont à distance, mais ils n’ont jamais autant été réunis. «On est chacun chez nous, mais tous ensemble pareil, note le rockeur. J’interagis avec les auditeurs. Certains m’envoient des demandes spéciales en échange de dons. Chaque semaine, je déguste une nouvelle bière proposée par le Dépanneur Brisson; comme je l’annonce quelques jours à l’avance sur Facebook, des auditeurs vont acheter le même produit que je déguste. »

Une fois le retour à la vie normale, le défi de Patrick Amyot sera de faire des spectacles plus courts. «J’ai découverts que je n’avais pas de problème de voix, souligne-t-il. Je dois avoir un répertoire de 400 tounes qui peut aller dans tous les styles. »

 

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