Faire plus avec ce qui existe déjà

Faire plus avec ce qui existe déjà

Guillaume Lavoie a démystifié les mystères de l’économie collaborative.

Crédit photo : (Photo Journal Saint-François - E.T.)

L’économie collaborative vient secouer les colonnes du modèle économique connu. Et elle peut se retrouver partout comme l’a expliquée Guillaume Lavoie, président du groupe de travail provincial sur le sujet.

L’économie collaborative se résume à être plus productif, plus durable d’un point de vue écologie et plus entrepreneurial. Chaque individu à le pouvoir, selon son talent, son temps et ses possessions de devenir un micro-entrepreneur. Ce potentiel peut consister en une richesse inestimable.

Les deux entreprises d’économie collaborative les plus connues sont AirBnb et Uber. La première consiste à de l’hébergement et a une valeur de 36 milliards $. La seconde se veut un service de transport en commun et sa valeur est estimée entre 75 et 120 milliards $. «Ces deux entreprises n’existaient pas il y a 10 ans, a lancé M. Lavoie. Elles ne sont que la pointe de l’iceberg. Je ne connais pas un secteur qui n’est pas impacté par les pratiques de collaborations. »

À propos du transport, il a cité des statistiques de CAA-Québec. Une voiture coûterait entre 7000 $ et 9000 $ par année, mais son temps d’utilisation est de seulement 4 % à 6 % du temps d’une année. «C’est 25 millions de sièges vides sur la route chaque jour au Québec, a-t-il expliqué. À Valleyfield, c’est l’équivalant d’un réseau de transport en commun non utilisé. »

Il a également parlé de perceuse électrique. La plupart des gens en possède une. Mais tout au long de leur vie, ils l’utiliseront entre 8 et 24 minutes. D’où l’idée d’une bibliothèque à outils. «Il faut faire plus avec ce qui existe déjà, soutient-il. S’assurer de l’utilisation de la capacité excédentaire. »

Pour lui, l’économie traditionnelle est ronde, tandis que l’économie collaborative est carrée. Une façon d’imager que ces réalités s’entrechoquent. Une question de vision. Comme celle de l’enfant qui voit les choses avec ce qu’elles peuvent faire et pas ce pourquoi elles sont supposées servir.

Le succès réside dans un encadrement. À cet effet, il évoque que les villes doivent se réinventer avec ce nouveau concept économique. «Il faut se donner le droit d’essayer, a-t-il dit. D’où les deux plus beaux mots pour une administration municipale; projet-pilote. »

Commenter cet article

avatar