Comment sont financés les hebdomadaires locaux ?

Comment sont financés les hebdomadaires locaux ?

Crédit photo : Gravité Média

Contrairement à la croyance populaire, les journaux locaux ne sont en aucun cas financés par les taxes municipales. Ils peuvent être gérés par une entreprise privée, en l’occurrence Gravité Média dans la région, ou par une coopérative, par exemple.
Les journaux dont Gravité Média est propriétaire sont exclusivement financés par les revenus tirés de la publicité vendue à travers l’imprimé et les différentes plateformes de l’entreprise.
Les annonces commerciales représentent la principale source de financement. Les entreprises, les Villes et les particuliers achètent de la publicité et déboursent un montant selon le format choisi et l’emplacement dans le journal, si désiré. Les annonces classées, les offres d’emploi et les avis de décès ou de remerciements comptent également parmi les sources de revenus.
Avant l’entrée en vigueur de la loi 122, les Villes étaient tenues de publier leurs avis publics dans le journal local de leur territoire, ce qui assurait des revenus récurrents pour les hebdomadaires. Certaines municipalités le font encore aujourd’hui, dont la Ville de Salaberry-de-Valleyfield, mais à moins grande échelle.
Quelques rares hebdos locaux au Québec sont vendus en kiosque plutôt que distribués gratuitement à la porte. En Montérégie, c’est notamment le cas du Canada Français, à Saint-Jean-sur-Richelieu. L’abonnement et la vente du journal permettent d’assurer une autre source de revenu à cet hebdomadaire.
Le Journal Saint-François profite de la Semaine éducation médias, du 5 au 9 novembre, pour démystifier différents aspects du travail journalistique. (Audrey Leduc-Brodeur)

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