Biométhanisation: ce qui se fait ailleurs

Biométhanisation: ce qui se fait ailleurs

A Varennes, les matières organiques sont acheminées vers deux digesteurs en vue de produire du digestat transformé en biogaz.

Crédit photo : (Photo: SÉMECS)

ENVIRONNEMENT.  Une douzaine de projets ont été approuvés jusqu’à maintenant au Québec par les autorités du Programme de traitement des matières organiques par biométhanisation et compostage (PTMOBC). De ce nombre, les deux tiers ont pris la forme d’une installation de compostage ouvert en aidants retournés.

Des centres de compost ont été ouverts à Rimouski (2013), Rouyn-Noranda (2015), Mont-Laurier (2015), Coaticook (2016), Chandler (MRC du Rocher-Percé, 2016) et tout récemment, à Cowansville, le 24 septembre dernier. Deux autres seront mises en service à Rivière-Rouge près de Québec, et en Abitibi à Amos.

Trois usines de biométhanisation sont en opération à Rivière-du-Loup (mars 2017), Saint-Hyacinthe (novembre 2017) et Varennes (mai 2018). Une autre devrait être construite pour desservir l’agglomération de Québec et ce moyennant des coûts estimés 124,5 millions $, dont près de la moitié serait financée par un octroi gouvernemental. Par ailleurs, des projets de biométhanisation des boues municipales sont en voie de réalisation à Mont Saint-Hilaire et Sainte-Catherine.

La plus récente installation de biométhanisation en opération pour convertir les matières organiques en biogaz, inaugurée en mai dernier à Varennes, dessert 245 000 citoyens de 27 municipalités des MRC de Marguerite-d’Youville, de la Vallée-du-Richelieu et de Rouville.

L’usine propriété de la Société d’économie mixte de la Couronne Sud (SÉMECS) a nécessité des investissements de 57,8 millions $ et quelque 35 000 tonnes métriques de matière putrescibles seront traitées annuellement dans les prochaines années. D’ici 20 ans, la SÉMECS espère transformer 50 000 tonnes métriques chaque année, soit l’équivalent de 20 piscines olympiques.

 

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