Antoine Corriveau, entre l’ombre et la lumière

Antoine Corriveau, entre l’ombre et la lumière
Antoine Corriveau assure la première partie de Louis-Jean Cormier vendredi à la salle Albert-Dumouchel.

Antoine Corriveau profite de la tournée de Louis-Jean Cormier pour présenter son best of. Vendredi en formule trio à la salle Albert-Dumouchel, il compte amener Les ombres longues à un autre niveau.

«On profite de super conditions quand on fait une première partie, indique l’auteur-compositeur-interprète. On dispose d’entre 20 et 25 minutes pour faire cinq chansons. En formule trio, elles ont été réarrangées à notre façon. C’est une façon de prolonger le disque. »

Sa prestation en ouverture du spectacle de Louis-Jean Cormier vendredi à la salle Albert-Dumouchel sera sa deuxième présence à Valleyfield. Antoine Corriveau avait vécu une belle expérience au Willy’s Pub à l’occasion des sessions Artefact. Cette fois-ci, il est motivé à l’idée de d’apprivoiser une nouvelle salle de spectacle.

Son dernier disque sorti en 2014 a séduit la critique. Nominé au gala de l’ADISQ, au GAMIQ et au Canadian Folk Music Awards, Les ombres longues est un album composé sans compromis, de façon instinctive. «Mon premier album n’avait pas été distribué. Au fil de la tournée, j’ai vu dans ce que j’étais plus à l’aise, a dit Corriveau. C’est quand je vais dans ce qu’il y a de plus sombre, de nocturne. »

Le titre provient d’une photo qu’il a prise en fin de journée, le plus beau moment du jour selon lui. Lorsque le soleil tombe et les ombres s’allongent.

À travers ses récits mis en musique, Corriveau a su créer un univers sombre, mais envoûtant. Lors des deux dernières années, son nom s’est retrouvé sur la liste des candidats au prix Félix-Leclerc. «Pour moi, le texte est aussi important que la musique. J’aime prendre le temps et peaufiner, avoue-t-il. De retravailler chaque mot jusqu’à ce que je sois satisfait. »

La voix de celui qui navigue entre le folk, le rock et le pop rappelle celle de Daniel Lavoie. Un honneur pour l’auteur-compositeur-interprète de Trois-Rivières, mais un hasard complet. Il n’a découvert que tout récemment l’étendu de l’œuvre de Lavoie.

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