Treize mois de plus à l’ombre pour Linda Strasbourg

Par Yanick Michaud
Treize mois de plus à l’ombre pour Linda Strasbourg
Des policiers, qui ont vécu le siège de près de trois heures, ont finalement pu accompagner Linda Strasbourg qui s'est rendue après avoir menacé d'une arme factice la caissière du Dépanneur Académie. (Photo : (Photo Gaétan Prégent))

Linda Strasbourg devra passer les 13 prochains mois en prison.

La juge Marie-Chantal Doucet a rendu sa sentence lundi matin au Palais de justice de Valleyfield.

« La peine doit être dissuasive, mais ne pas décourager face à une possible réhabilitation. C’est pourquoi je prononce une peine de 20 mois, moins les sept mois déjà purgés, pour un total de 13 mois et une probation de trois ans », a lu la magistrate à l’intimée qui était déjà incarcérée depuis les faits qu’on lui reprochait, en septembre.

Menacer d’une fausse arme

En septembre 2019, Linda Strasbourg, 60 ans, s’est présentée, déjà intoxiquée par l’alcool, au Dépanneur Académie. Elle se procure d’autres bières et quitte. Une quinzaine de minutes plus tard, elle revient avec une arme dissimulée dans son sac à main. Elle le retire et l’insère dans la poche de sa veste. Enfin, elle décide de pointer l’arme en direction de la caissière, Ginette Leboeuf. Celle-ci avise son patron qui joint la police.

Linda Strasbourg tiendra un long siège, dissimulée dans son appartement, avant d’effectuer une reddition en milieu d’après-midi. C’est dans son logis, que l’on retrouve, cachée sous des journaux, une arme factice achetée dans un magasin du dollar.

Lors de son procès, elle plaide avoir voulu faire une blague à la caissière qu’elle considère comme une amie. « Cependant, la victime craint des représailles. Elle pense maintenant à des hold-ups. Le mal est fait », a indiqué la juge Doucet.

Long passé criminel et risques de récidives

L’accusée qui a maintenant soixante ans, possède un long passé en matière de troubles de santé mentale et d’alcoolisme. Elle compte de nombreux antécédents judiciaires, dont plusieurs en matière de violence, depuis ses 20 ans. Elle est inapte à l’emploi et a, depuis longtemps, perdu la garde de ses cinq enfants. « Son alcoolisme l’entraîne dans la criminalité. Et elle ne désire pas entreprendre une thérapie. Elle représente donc un risque de récidive élevé. Je recommande donc qu’elle reçoive des soins de santé et une thérapie appropriée à son état », a ajouté la juge à l’endroit de la dame qui n’a pas réagi outre-mesure.

Son avocat, Me Guy Lalonde a indiqué ne pas vouloir faire appel de la sentence. Il suggérait quatre mois. La procureure, Me Mylène Brown a quant à elle admis qu’elle aurait préféré une peine de plus de deux ans. « Elle aurait été en pénitencier et elle aurait pu recevoir les soins nécessaires. En ayant moins de 24 mois, elle reste au provincial et ne sera pas traitée adéquatement », a dit celle qui suggérait 30 mois.

La victime dans cette affaire, Ginette Leboeuf n’a pas voulu commenter la sentence.

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Marie Josée
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Marie Josée

Pour une fois je suis d’accord avec la couronne mais dans le sens où l’auteur du crime aurait effectivement pu être traitée adéquatement au Fédéral tout en faisant sa peine d’emprisonnement dans un pénitencier de juridiction fédérale