Quand Nostradamus inspire un tueur en série

Par Yanick Michaud
Quand Nostradamus inspire un tueur en série
Andrée Décarie adore écrire et partager avec ses lecteurs. Elle visitera d’ailleurs de nombreux Salons du livre cet automne dont à Trois-Rivières, Sherbrooke, mais aussi Dieppe au Nouveau-Brunswick. (Photo : Photo Journal Saint-François – Courtoisie Éditions Révolte)

Quand un tueur en série utilise les prophéties du plus grand devin de l’Histoire pour les réaliser à sa manière, ça donne L’Affaire Nostradamus.  

Le huitième thriller policier et psychologique de l’autrice de Saint-Anicet, Andrée Décarie mélange fiction et justice sociale, dans un grand opus qui touche la réalité contemporaine. « On apprend ce que Nostradamus nous réserve. De ses prédictions pour notre ère moderne. Il avait vu juste sur bien des choses. Mais j’effleure aussi les sujets de la santé mentale, de la thérapie cognitive comportementale. Nostradamus était un médecin à l’époque de la peste dans les années 1600 en France. Il était très efficace et je voulais souligner ce trait », dit celle qui a beaucoup lu sur le célèbre devin avant de se plonger dans la rédaction de son opus.

« Je me suis basée sur des gens qui avaient écrit à son sujet. Des romans, des essais. J’ai fait venir tout ce qui a été fait sur Nostradamus. Et plus on le connaît, plus on est impressionnés », prétend Andrée Décarie qui se sert de son passé pour s’inspirer. La comptable professionnelle agréée est une informaticienne visionnaire. Elle a participé à des enquêtes de fraudes et analyses de contrôles informatiques.

Une carrière enlevante

Andrée Décarie a toujours lu. Et c’était un rêve décrire un roman policier. « Plus jeune, à l’université, j’écrivais des nouvelles policières. Avec un certain succès. Je voulais devenir journaliste et écrivaine. Mais la vie nous amène ailleurs et je suis devenue comptable. Mais je continuais à lire. Beaucoup. Et les enfants sont devenus grands et un jour, mon auteur préféré est décédé. Ça m’a donné un coup et je me suis dit que si je voulais écrire ce que j’avais à écrire, je devais le faire maintenant. J’ai pris un coach d’écriture et depuis, j’écris », dévoile l’autrice qui planche déjà sur son 9e roman destiné au grand public et aux adolescents.

« Oui, il y a de plus en plus d’adolescents qui s’intéressent à mes livres. Si bien que ça m’a ouvert les portes des écoles. J’y prononce des conférences. Je touche des sujets contemporains qui intéressent les jeunes. J’adore ça », explique Andrée Décarie qui peut maintenant vivre en grande partie de sa plume. « Je me permets de prendre des pauses de mon travail pour écrire. Et plus ça va, plus j’écris et moins je travaille », conclut-elle.

Son prochain roman, publié chez les Éditions Révolte traite justement de l’intelligence artificielle et de l’impact psychologique pour les jeunes. Celui de passer plus de temps sur le téléphone intelligent et les médias sociaux, qu’avec de vrais humains. Un sujet des plus actuels s’il en est un.

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