Popote roulante: une subvention récurrente insuffisante

Popote roulante: une subvention récurrente insuffisante

La directrice de la Popote roulante, Isabelle Lachance (à gauche) est seulement la 2e gestionnaire à avoir camper ce poste après la religieuse retraitée, Hélène Griffiths, qui a été la mère de l’organisme pendant près de 40 ans.

Crédit photo : (Photo: Journal Saint-François - Pierre Langevin)

COMMUNAUTÉ. Même si les besoins ont doublé depuis quatre ans à la Popote roulante de Salaberry-de-Valleyfield, la subvention annuelle accordée par le gouvernement du Québec pour maintenir le service de livraison de repas à domicile aux aînés de 65 ans et plus est restée au beau fixe.

En fait, le montant récurrent de 90 000 $ n’a pas été augmenté depuis plus de 8 ans malgré le fait que le nombre de plats servis annuellement aux personnes en perte d’autonomie a bondi à 45 000.

«La Popote roulante n’est pas vraiment reconnue et pourtant, la mission de notre organisme répond aux objectifs gouvernementaux de maintenir les aînés à domicile le plus longtemps possible», déplore la directrice générale de la Popote roulante, Isabelle Lachance.

Le personnel de la permanence composé de 3 cuisinières et d’autant d’employés à l’administration, dont la directrice, doit prendre des bouchées double pour répondre à une demande sans cesse à la hausse. «Heureusement, nous pouvons compter sur nos 70 bénévoles qui prennent la route 4 heures par semaine chacun pour livrer les repas chauds et surgelés», souligne Mme Lachance.

Le nombre de repas livrés au domicile des aînés a doublé en 4 ans à la Popote roulante et la contribution récurrente du gouvernement provincial (90 000 $) demeure la même depuis 2010. (Photo: Pierre Langevin)

Le récent déménagement de la Popote roulante dans le bâtiment qui abritait jadis la fruiterie Jacques-Cartier, incluant l’achat de nouveaux équipements de réfrigération, a entraîné des coûts de l’ordre de 100 000 $.

«On avait 65 000 $ en banque pour la relocalisation et nous avons eu l’aide de partenaires pour combler le manque à gagner», mentionne Mme Lachance. Le Centre du Partage a fait une généreuse contribution de 40 000 $ alors que CEZinc, Lafontaine Électricien et Tremblay Grues ont fait leur part.

Chose certaine, ce n’est pas en raison des mouvements de personnel si l’organisme dont le budget annuel oscille autour de 375 000 $ n’obtient pas la reconnaissance souhaitée auprès des autorités gouvernementales.

Une cuisinière, Hélène Pigeon prépare de la bouffe depuis 2001 et Isabelle Lachance est devenue seulement la 2e directrice à occuper ce poste après Hélène Griffiths, une religieuse retraitée qui a été l’âme de la Popote roulante pendant près de 40 ans. «J’ai de grosses pointures à chausser», reconnaît Mme Lachance.

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