Plus de 750 médecins en appui au Centre mère-enfant

Par Yanick Michaud
Plus de 750 médecins en appui au Centre mère-enfant
Le mouvement d’opposition à la délocalisation du Centre Mère-Enfant reçoit l’appui d’une coalition composée de 750 médecins. (Photo : Gracieuseté)

Un nouvel appui de taille vient s’ajouter à la donne pour le comité Sauvons le Centre mère-enfant. Plus de 750 médecins de partout au Québec viennent offrir un appui sans équivoque.

Il s’agit du Regroupement québécois des médecins pour la décentralisation des soins de santé. La coalition compte 750 médecins issus de plus de 50 centres hospitaliers à travers la province.

« Le Regroupement québécois des médecins pour la décentralisation des soins de santé se préoccupe de votre situation d’éloignement de soins de proximité pour les familles de Valleyfield. Il supporte entièrement vos démarches de sauvegarde de services », déclare la trésorière du regroupement dans une lettre transmise aux autorités.

Ainsi, elle confirme que le sort des familles les plus pauvres de la région est particulièrement préoccupant.

« Nous savons bien que lorsqu’ils sont obligés de se déplacer pour leurs soins de santé, les patients se trouvent parfois dans l’obligation logistique de consulter moins souvent. Voire ne pas consulter du tout. Ceci renforce le cycle de la pauvreté et les indicateurs de santé en souffrent davantage », ajoute-t-elle.

Un soutien providentiel

De même, pour le comité de mobilisation Sauvons le Centre mère-enfant, ce soutien revêt une signification de grande importance. « Nous sommes très fiers de cet appui d’envergure. Ces 750 médecins comprennent très bien que nos populations ont besoin de services de proximité pour briser le cercle de la pauvreté. Les services prévus à Vaudreuil ne seront d’aucune utilité si nos clientèles les plus vulnérables ne peuvent y avoir accès », affirme Édith Gariépy, porte-parole du comité.

Le maire de Salaberry-de-Valleyfield, Miguel Lemieux, se réjouit également de cet appui. « Il s’agit d’abord et avant tout d’une question de santé publique. En nous retirant nos services, le CISSSMO va lui-même contribuer à fragiliser nos citoyens qui nécessitent pourtant le plus de suivi. Ce sont maintenant au minimum 750 médecins qui nous le confirment. Il faut absolument que notre région continue de se mobiliser et que le gouvernement intervienne pour renverser cette décision aberrante », conclut-il.

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