Manque de sécurité et de quiétude dans les résidences

Par Éric Tremblay
Manque de sécurité et de quiétude dans les résidences
L'AGÉCoV et des syndicats du Collège de Valleyfield ont suolevé des problèmes de quiétude et de sécurité à la nouvelle résidence du Collège. (Photo : (Photo Journal Saint-François - Archives Pierre Langevin))

Fête jusqu’aux petites heures du matin, musique forte et alcool semblent poser problème dans les nouvelles résidences du Collège de Valleyfield. Au point où l’Association générale étudiante du Collège de Valleyfield et trois syndicats représentants le personnel de l’établissement d’enseignement supérieur soient inquiets.

L’AGÉCoV, et les Syndicats des enseignantes et enseignants, celui des professionnels et celui du personnel de soutien du Collège de Valleyfield ont cosigné une lettre dans laquelle ils font connaître leurs inquiétudes.

Les nouvelles résidences ouvertes au mois d’août n’ont aucun service d’alerte ni d’agent de sécurité en permanence. Le seul gardien est posté au Collège et doit couvrir tout le territoire du cégep. Si bien que les lieux sont particulièrement agités selon les informations recueillies par l’AGÉCoV. Des plaintes auraient été dirigées à l’administration du Collège qui n’a pas réagi «de manière subséquente», laisse-t-il entendre.

«Dans les résidences, il y en a qui font la fête jusqu’à trois heures du matin. Ils se retrouvent à vingt dans une chambre, ils mettent de la musique à fond, témoigne un résident. Ils sautent, ils courent dans les couloirs, ils boivent de l’alcool et tout ça. Nous [les autres résidents], si on a des problèmes, on a le droit d’aller dire qu’on a des problèmes, mais rien ne s’arrange. »

La fatigue intense, des risques de problème de santé mentale et l’impact sur la concentration sur les études sont soulevés comme effets de l’ambiance qui règnerait dans les résidences. On évoque aussi le fait qu’il serait facile de s’aventurer à l’intérieur du bâtiment, bien qu’on n’y soit pas autorisé.

Les signataires jugent les mesures prises par l’administration comme essentiellement disciplinaires et dont insuffisantes pour régler le problème à long terme et prévenir des incidents de violence. «Alors que le cégep doit adopter une politique institutionnelle en matière de violence sexuelle cet hiver, cette inaction face à un risque concret nous semble alarmante», écrivent-ils.

6-7 interventions

Anne-Marie Lefebvre, directrice des affaires corporatives, du développement institutionnel et des communications réfute les accusations quant au manque de sécurité. «En début d’année, on a eu des informations concernant le manque de quiétude, mais pas pour la sécurité, a-t-elle dit. La direction a rencontré les étudiants et 6-7 interventions ont eu lieu quant au non-respect du code de vie. »

Le Collège a tout de même mis en place des mesures de surveillance supplémentaire. Parmi celles-ci, davantage de ronde par quart de travail et des signaux sonores lorsque les portes de sécurité sont maintenues ouvertes. Elles s’ajoutent aux caméras de surveillance et au téléphone de sécurité installés depuis l’ouverture.

La direction a rencontré deux étudiants qui ont formulé des plaintes. Ainsi, la démarche de l’association étudiante et des syndicats est surprenante pour elle. «C’est un peu dommage qu’une aussi belle acquisition [le Pavillon R], soit ainsi mise à mal, indique Mme Lefebvre. À mon sens, la situation est prise en charge. »

Un sondage a été conduit le mois dernier et 81 % des 114 résidents ont répondu. De ce nombre, 96 % des étudiants étaient d’accord ou tout à fait d’accord de se sentir en sécurité. Aussi, 80 % indiquaient vivre paisiblement.

Une rencontre a également eu lieu et les étudiants ont pu s’exprimer. Ils ont lancé comme solution la possibilité de se créer un comité d’usagers pour faciliter les communications et de mettre en place des responsables d’étage pour jouer un rôle de vigie.

«On a rehaussé le niveau de sécurité, affirme Anne-Marie Lefebvre. Des mesures évolutives vont tenir compter de l’expérience de l’automne et du sondage. »

Quant à l’absence d’un gardien en permanence à la résidence, elle affirme que le Collège a visité d’autres bâtiments similaires du réseau pour voir les façons de faire et établir ses normes.

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RoxanneJacques Lecavalier Recent comment authors
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Jacques Lecavalier
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Jacques Lecavalier

Voyons, il faut une surveillance sur place 24 h sur 24. On ne peut pas attendre qu’un agent mette son manteau et ses bottes pour aller voir ce qui se passe au 4e étage, de l’autre côté de la rue. Je crois quand même aux données du sondage, que la majorité se porte bien. Mais il suffit de quelques fêtards pour déranger tout un étage et ce sont souvent les mêmes qu’il faut rappeler à l’ordre. Il n’y a pas à dire : dépenser tant d’argent pour construire un édifice neuf, et lésiner ensuite sur le salaire du personnel qui… Lire la suite »

Roxanne
Guest
Roxanne

Manque de quiétude également dans les murs du Collège.
La PIEA devrait être révisée.
Quand l’administration met l’avenir d’une bonne élève en jeu puisque celle-ci s’est absentée à un seul examen pour être à l’urgence de l’hôpital … ll va s’en dire que l’empathie et la coopération ne sont pas des valeurs que prône le Collège de Valleyfield. La santé de leurs élèves importe peu, mais leur absence les importune au plus haut point. S’en suit un long processus administratif aussi pénible que d’entamer des procédures judiciaires. Au moins l’avocat à nos intérêts à coeur. À suivre …