L’aventure d’Argex Titane tombe à l’eau

Par Mario Pitre
L’aventure d’Argex Titane tombe à l’eau
(Photo : Archives)

Lancé en 2013, le projet d’implantation d’Argex Titane à Salaberry-de-Valleyfield s’annonçait prometteur. Mais il battait de l’aile depuis déjà plusieurs mois lorsqu’on a appris récemment que l’entreprise s’était placée sous la protection de la loi sur les faillites.
Le projet d’Argex Titane visait la production commerciale de dioxyde de titane (TiO2), un produit utilisé dans la fabrication de peinture, les plastiques, cosmétiques et autres.
Outre l’usine en Recherche et Développement installée dans l’ancienne usine Domtex, Argex prévoyait la construction d’une usine de production d’une capacité de 25 000 tonnes de TiO2. L’investissement global prévu par l’entreprise se chiffrait à quelque 300 M$ pour la création de quelque 150 emplois.
Tout semblait prometteur en effet, alors que l’entreprise avait même entrepris d’établir des ententes avec le Collège de Valleyfield pour la formation de futurs employés.
Les activités de l’usine pilote avaient été interrompues durant quelques mois en 2015 mais avaient pu reprendre à la suite de l’arrivée de nouveaux dirigeants. Le projet n’a cependant pas survécu pour autant.
«Ce n’est pas une surprise pour nous», a confié vendredi le directeur du Développement économique de la Ville, Yvon Daoust, qui rappelle les difficultés qu’a connues Argex à faire lever son projet auprès d’investisseurs. «Même lorsqu’ils ont émis des actions en bourse, le projet n’a pas levé comme prévu», dit-il. La Ville n’avait d’ailleurs pas de contacts avec les dirigeants depuis plusieurs mois.
Parmi les investisseurs qui se retrouvent perdants dans cette faillite, on retrouve le gouvernement du Québec qui détenait 5 millions $ investis en 2013 dans Argex Titane.

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