La violence conjugale toujours un fléau

Par Yanick Michaud
La violence conjugale toujours un fléau
Le rendez-vous a attiré plus de 200 participants venus assister aux différentes discussions et conférences portant sur les violences et les agressions sexuelles dont sont victimes les femmes. (Photo : Photo Journal Saint-François - Jessyca Viens Gaboriau)

À l’aube du 6 décembre et dans le cadre de la Journée montérégienne de sensibilisation contre la violence faite aux femmes, plus de 200 participants se sont réunis.  

Les représentants des établissements de santé et de services sociaux et de différents partenaires qui œuvrent auprès des femmes victimes de violences, en Montérégie avaient rendez-vous le 25 novembre.

Par ailleurs, les participants ont pu assister aux différentes discussions et conférences portant sur les violences et les agressions sexuelles dont sont victimes les femmes. Le coup d’envoi de la journée a été donné par Lyne Marquis, directrice générale adjointe aux programmes sociaux, réadaptation et cancérologie du CISSS de la Montérégie-Centre, l’organisateur de l’événement. Elle a profité de l’occasion pour rappeler que les violences que les femmes subissent représentent l’une des violations des droits de l’homme les plus répandues, mais également, l’une des moins signalées à travers le monde.

Nombreuses interactions

Quant à Mélissa Blais, professeure associée à l’Institut de recherche et d’études féministes de l’UQAM, elle a présenté une conférence en lien avec la tuerie du 6 décembre 1989 à la Polytechnique de Montréal. La présentation était suivie par un panel de discussion où elle était accompagnée de représentants de la Fédération des maisons pour femmes, du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence, du CAVAC et du CALACS.

L’activité s’est terminée par la conférence de la comédienne et auteure, Ingrid Falaise, intitulée « Je me suis choisie ». Elle est venue témoigner de la violence conjugale dont elle a été victime. « En moyenne, une femme tentera de laisser un conjoint violent cinq fois avant de réussir à le quitter pour de bon. Il est important pour l’entourage, la famille et les centres qui travaillent auprès des femmes, d’être là pour elles et de les accueillir sans jugement », a-t-elle raconté avant d’être ovationnée par la foule.

violence faite aux femmes
Ingrid Falaise, comédienne et auteure a livré une conférence inspirante.

Douze jours d’actions contre la violence envers les femmes

La Journée montérégienne de sensibilisation contre les violences faites aux femmes, qui en était à sa première édition, a été l’occasion de jeter les bases d’une mobilisation régionale plus structurée. On a annoncé la création d’une Table intersectorielle en violence conjugale et agression sexuelle en Montérégie.

Ainsi, la Journée s’est déroulée le 25 novembre pour marquer la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes instaurée en 1999 par l’ONU. Par ailleurs, au Québec, la campagne de sensibilisation se déroule jusqu’au 6 décembre, soit jusqu’à la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes, en mémoire des 14 femmes tuées à la Polytechnique en 1989, il y a 30 ans cette année.

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En lien avec votre article, plasticienne française engagée, j’ai réalisé une installation dans un centre d’art sur le violences faites aux femmes. Intitulée « Loi n°2010-769 », elle rend tristement hommage aux 130 femmes décédées en 2018 en France et à toutes les autres décédées dans le monde, victimes de leur partenaire ou ex-partenaire. A découvrir : https://1011-art.blogspot.com/p/loi-n2010-769_2.html

Et aussi « This is not consent » sur la culture du viol : https://1011-art.blogspot.com/p/thisisnotconsent.html
Ces séries ont été présentées à des lycéens français, quand l’art contemporain ouvre le débat.