culture

La magie d’Acarus Dumdell opère encore

mardi le 24 mai 2022
Modifié à 13 h 22 min le 24 mai 2022
Par Eric Tremblay

etremblay@gravitemedia.com

L'univers d'Alessandro Cassa devient un film d'animation numérique avec La légende d'Owfieldius. (Photo - gracieuseté)

L’univers fantastique d’Acarus Dumdell, imaginé par Alessandro Cassa, continue  de faire parler sa magie. Après une trilogie lue dans plusieurs écoles dans le monde et un court-métrage primé à Hollywood, il se transpose dans un film d’animation. La légende d’Owfieldius est un projet emballant réalisé avec les élèves de l’école Léopold-Gravel de Terrebonne.

Un appel de projet en appui à l’offre culturelle dans le parcours éducatif 2021-2022 a octroyé le financement pour concrétiser le court-métrage d’animation de 17 minutes. 

Depuis que le premier tome de la trilogie, Le professeur Acarus Dumdell et ses potions incongrues, a été publié en 2013, Alessandro Cassa visite les jeunes dans les écoles. Il présente son œuvre lors d’une conférence. Cette fois-ci, avec les jeunes de 8 à 12 ans, il a pu nourrir un contact enrichissant.

«Les pions se sont placés, reconnaît l’auteur et réalisateur de Sainte-Barbe. Au début, la mission était de faire le projet avec les jeunes. Je les ai finalement fait embarquer dans mon trip. Ce sont de véritables ambassadeurs du projet. » 

La trentaine de jeunes impliqués depuis six mois dans le court-métrage ont occupé toutes les fonctions. Ils sont devant l’écran, derrière et autour. Il s’agit de leur film. «Écrire un livre, c’est solitaire; tu le fais complètement seul. Les enfants ont saisi la balle au bond. Ils ont changé des choses. Leurs idées étaient écoutées. Je le dit, il y a du talent au pouce carré chez nos jeunes. C’est extraordinaire qu’ils aient pu se réapproprier l’histoire. »

Alessandro Cassa a vraiment apprécié son expérience de travail avec les enfants. (Photo - gracieuseté Guylaine Beaudoin)

Plusieurs cordes à son arc

La légende d’Owfieldius est en fait un récit inséré dans le troisième tome Le professeur Acarus Dumdell et la légende des Druides. L’histoire se déroule en 1018 de notre ère, au nord de l’Angleterre, et raconte la fable de quatre archers devant confronter quatre druides.

Les huit personnages sont joués par une partie des jeunes ayant pris part au projet. Alessandro et son équipe ont travaillé avec la responsable du service de garde, Geneviève Thouin, qui a assuré la coordination avec l’école, les jeunes et les parents. Alessandro Cassa, champion de tir à l’arc dans sa jeunesse, campe le rôle de l’archer lors d’une séquence tournée à la Pointe-du-Buisson.

Le film d’animation numérique professionnel utilise les techniques de la rotoscopie et des écrans verts. «Mon père m’a mis une caméra dans les mains quand j’étais jeunes et je faisais des films d’animation, mentionne l’artiste. Avec la technique d’arrêt sur image. Il y a quelques années, j’ai fais des tests numériques. Pour le court-métrage, tout est dessiné et aucun crayon n’a été maltraité durant le tournage ! »

Le film, produit par les Productions du 3 juin, prendra deux directions. Il sera de la programmation de différents festivals. Sinon, comme il a obtenu du financement de la part du gouvernement, le court-métrage pourra être vu sur diverses plateformes, Internet, télévisions communautaires ou dans les écoles. 

L’école Léopold-Gravel est une école alternative avec un volet culturel développé. Récemment, un jeune a remercié Alessandro d’avoir amené le cinéma dans sa vie. «Ça m’a profondément ému, relate-t-il. Les enfants ont été curieux de ce projet dès le départ. C’est aussi valorisant pour eux que pour moi. »

Dix ans

Le court-métrage vient, de façon non planifiée, célébrer les 10 ans d’Acarus Dumdell. « Je suis bien chanceux, soutient l’auteur. C’est rare que les livres soient toujours là après 10 ans. Les enfants sont toujours curieux du personnage et de la Lady qui m’aurait raconté l’histoire à Londres. La magie Dumdell opère toujours. »

Le film d’animation suscite un nouvel intérêt pour l’artiste. Il a la piqûre pour animer Dumdell à nouveau. Ou un autre de ses nombreux projets.   

Les enfants de 8 à 12 ont participé à tous les niveaux sur le projet de court-métrage d'animation numérique. (Photo - gracieuseté)