La fièvre des Raptors effleure Valleyfield

Par Yanick Michaud
La fièvre des Raptors effleure Valleyfield
La fièvre We the North n’a pas semblé frapper de plein fouet les Campivallensiens. (Photo : Photo Journal Saint-François – Unsplash.com)

La folie basketball qui semble frapper le Canada en entier, grâce à la tenue des Raptors de Toronto, semble être un peu moins intense dans Valleyfield.  

Les Torontois sont en grande finale de l’Association nationale de basketball (NBA) et pourraient vaincre les Warriors de Golden State et devenir les champions pour la première fois de leur histoire. De nombreux Canadiens ont commencé à suivre les activités de l’équipe dans le dernier mois et certains se sont dit férus de ce sport, même s’ils n’avaient jamais regardé un match complet.

Toutefois, dans Valleyfield, c’est d’un œil discret que l’on suit l’évolution de l’équipe pour qui on scande, We the North.

« Je ne suis pas un grand partisan de basketball. Mais puisque les Raptors sont là, c’est certain que je regarde un peu plus », lance Marc-Eric Sirois, propriétaire du Multisports. Il dit avoir eu peu de demandes pour du matériel de basketball.

Même son de cloche chez Lavoie la Source du Sport. « Nous avons de nombreuses demandes pour des casquettes surtout. Et aussi des ballons. Mais je ne vois pas un terrible engouement. Nous ne pouvons tenir en stock des maillots des Raptors, parce que dans la saison, il n’y a pas de demandes et c’est difficile monétairement de supporter cet inventaire », explique quant à elle Marie-France Garand, copropriétaire de l’endroit.

De plus en plus d’adeptes

La formidable fin de saison des Raptors permet toutefois de discuter avec des responsables d’activités sportives auprès de la jeunesse.

Martin Laferrière de l’école de la Baie Saint-François croit que le sport gagne en popularité. « Il y a de l’engouement et ça fait vibrer les cordes. Mais les jeunes sont dans la période des examens et il y a moins d’impact en ce moment. Toutefois, ça fait cinq ans que nous travaillons sur une ligue de mini-basket des Broncos. Il y a déjà une ligue qui existe dans Beauharnois, les Moissons et avec douze ou treize équipes, nous nous réunissons les samedis. Les gymnases sont toujours pleins. On voit le goût de ce sport se développer. Ce sont des jeunes de 5e et 6e années. Ils se préparent pour le secondaire. Ça nous amène de l’eau au moulin pour nos équipes des Broncos. En même temps, ça prépare la relève pour le Noir et Or du Collège de Valleyfield », raconte celui qui s’adonne aux jeux vidéo.

« Mon fils s’est procuré le jeu NBA 2019 sur PS4 et on joue les Raptors contre les Warriors. On rigole », soutient celui qui ne regarde pas nécessairement les matchs en saison régulière.

Un sport en développement

Responsable de l’organisation des Cavaliers dans Vaudreuil-Soulanges et de l’équipe du Sud-Ouest pour les Jeux du Québec, Michel Bento s’est réjoui de la victoire de l’équipe torontoise. « C’est certain que c’est merveilleux pour notre sport. Nous avons lancé une ligue d’été il y a quelques années. Et déjà, vous devriez voir le nombre d’inscriptions qui a bondi. Mais je m’attends au gros impact en septembre, pour la saison d’automne. Nous aurons beaucoup de nouveaux athlètes. Des joueurs de soccer et de football, que nous n’aurons jamais vus dans notre organisation », dit celui qui estime que le basketball est l’un des sports les moins dispendieux à pratiquer.

Il tend la main aux professeurs d’éducation physique de Valleyfield et des environs pour les aider à monter des ligues organisées. « Je vais accentuer mes démarches dès août et septembre. Si des gens veulent partir quelque chose dans le coin, je vais les aider à développer », conclut Michel Bento qui recrute des joueurs jusqu’à la limite de l’Ontario et des États-Unis.

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