La Coalition des clubs cyclistes de l’ouest de Montréal souhaite l’intervention du député

La Coalition des clubs cyclistes de l’ouest de Montréal souhaite l’intervention du député
L Coalition des clubs cyclistes de l'ouest de Montréal demande l'intervention du député auprès du MTQ dans l'aménagement d'une piste cyclable temporaire sur le pont Mgr.-Langlois. (Photo : (Photo Journal Saint-François - Pierre Langevin))

Un regroupement de quatre clubs cyclistes de l’ouest de Montréal souhaite qu’une intervention du député de Beauharnois puisse mener à terme le projet de piste cyclable alternative sur le pont Mgr.-Langlois.

«On pense qu’une intervention du député pourrait faire débloquer le dossier, a convenu Denis Besner, du Club cycliste les 3 Sommets. Mais il faudrait que ce soit mis en branle le plus rapidement possible. On pense que Claude Reid, adjoint parlementaire au ministre des Transports, est bien placé pour intervenir auprès du MTQ dans la réalisation de ce projet. » Bien que le pont relie les comtés de Soulanges et de Beauharnois, la Coalition a obtenu l’information que ce dossier se trouvait sur le bureau de M. Reid.

M. Besner était accompagné de ses confrères cyclistes des clubs cyclistes Le Suroît, de Beaconsfield et de Dorval, mardi après-midi pour réagir à la fermeture du lien cyclistes interrives sur les barrages Coteau. Il a ajouté qu’une lors d’une rencontre, le député de Beauharnois a indiqué travailler activement pour que d’ici au 24 juin, il y ait une alternative sur le pont Mgr.-Langlois.

Denis Besner et Pierre Chamberland du Club cycliste 3 Sommets ressentent les impacts du lien interrives brisé depuis l’été dernier.

Pour la deuxième année de suite, Hydro-Québec procède à des travaux. Ceux-ci vont s’étendre pour une décennie. La Coalition, qui représente plus de 900 cyclistes, joint sa voix à celle du comité formé par les MRC de Beauharnois-Salaberry et Vaudreuil-Soulanges, aux maires de Valleyfield et Coteau-du-Lac ainsi que d’Hydro-Québec qui milite pour une piste cyclable alternative sur le pont Mgr.-Langlois. Hydro-Québec est prêt à injecter 800 000 $ pour le rehaussement des garde-fous. L’aménagement d’un lien cyclable sur le pont nécessiterait ensuite 66 000 $ par année pour l’installation de murets de béton. Le MTQ refuserait d’assumer ces coûts.  «La situation pour nous a assez duré, a lancé la Coalition. Il y a eu 12 mois de discussion; ça prend une solution en place maintenant. On se dit que ce n’est pas possible que ce projet-là ne se réalise pas maintenant. C’est incompréhensible pour nous que le MTQ ne veule pas s’engager financièrement. C’est à eux de s’engager pour la sécurité des usagers. On est à quelques sous près d’aménager un corridor cyclable. »

Stress et danger

La communauté cycliste aimerait circuler de nouveau sur les barrages de Coteau au terme des travaux.

L’été dernier, les clubs cyclistes ont eu à circuler sur le pont Mgr.-Langlois, avec les dangers que cela comporte. «Il y a un élément stressant d’être obligé de rouler dans l’accotement avec les débris que ce soit de la roche ou du bois, confie M. Besner. Un cycliste devant moi a chuté et s’est retrouvé sur la route et un véhicule a eu à l’éviter. »

Si ça cause du stress pour les cyclistes aguerris des clubs, la situation devient décourageante pour les familles qui désirent traverser le pont selon Robert Masella, président du Club de vélo Dorval.

Si bien que la Coalition aimerait que la voie cyclable sur les barrages soit de nouveau accessible au terme des travaux. En ce moment, Hydro-Québec ne peut garantir cette option. «Pour nous, après 10 ans ça tombe sous le sens de retourner sur les barrages, a signalé M. Besner. C’est un environnement bucolique où on croise des joggeurs, quadriporteurs et des amateurs de plein air. »

Clément Arseneault du Club le Suroît ajoute que la piste sur les barrages est la seule communication entre les routes 3 et 5 de la Route verte, créée par le MTQ.

Au-delà de la cause cycliste, François Durocher du Club cycliste Beaconsfield dit avoir une préoccupation pour les transports dans une optique de développement durable. «À l’ouest de Montréal on vit avec le défi des ponts et on doit s’assurer de la viabilité des voies cyclables, mentionne-t-il. Pas seulement pour les cyclistes, mais les piétons, les vélos et les quadriporteurs électriques. On doit sensibiliser et influencer les élus. »

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