Des travaux d’infrastructures contestés avant même d’être votés

Par Mario Pitre
Des travaux d’infrastructures contestés avant même d’être votés
Le projet prévoit l’aménagement des services d’égout-aqueduc dans le parc d’affaires Arthur-Miron. (Photo : Journal Saint-François M.P.)

Un règlement prévoyant un emprunt de 10,1 M$ pour des travaux d’infrastructures dans le parc d’affaires Arthur-Miron n’a pas encore été adopté par le conseil municipal qu’il suscite déjà la contestation.
Le projet vise le secteur du parc d’affaires Arthur-Miron situé du côté sud-ouest du boulevard Mgr-Langlois, accessible via les rues Gaetan et Cardinal, entre autres. Le conseil municipal a adopté un projet de règlement pour la réalisation du projet qui vise à aménager les infrastructures d’égout-aqueduc dans ce secteur. Le règlement devrait être adopté officiellement lors de l’assemblée du mardi 9 juillet.
Cependant, dès la période de questions, une avocate représentant l’entreprise W.G. Charlebois et la carrière Demix est intervenue afin de dénoncer l’injustice que le règlement représente pour ses clients. Selon le mode de répartition du règlement, ceux-ci devront assumer 20 % de la facture totale, soit quelque 117 000 $ par année durant 20 ans.
«Cela équivaut à une expropriation déguisée… mes clients se sentent intimidés», a déclaré Me Diane Simard, qui avait déjà fait parvenir une mise en demeure à la Ville à ce sujet. Selon l’avocate, ce règlement est illégal.


Face à cette intervention, le maire Miguel Lemieux a indiqué que le conseil comptait aller de l’avant dans ce projet et que les deux entreprises pouvaient le contester en justice. «Un registre va avoir lieu à la suite de l’adoption du règlement, on verra ce que les 73 autres propriétaires du secteur vont faire, car plusieurs sont en faveur, a-t-il fait valoir. Ce n’est pas parce que votre mise en demeure prétend que le règlement est illégal qu’il l’est en réalité».
La porte-parole s’est montrée déçue de cette décision, elle aurait préféré que le conseil modifie son règlement afin d’avoir une répartition plus équitable et ainsi éviter une saga juridique.

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