Décès du poète Jean-Guy Pilon, originaire de Saint-Polycarpe

Par Mario Pitre
Décès du poète Jean-Guy Pilon, originaire de Saint-Polycarpe
Jean-Guy Pilon a vu le jour à Saint-Polycarpe en 1930. (Photo : Denise Viens – Académie des lettres du Québec)

Les poètes ne font pas souvent les manchettes, mais Jean-Guy Pilon, poète originaire de Saint-Polycarpe, a laissé sa marque sur cette scène littéraire. Il est décédé le 28 avril à l’âge de 90 ans.

Né à Saint-Polycarpe en novembre 1930, Jean-Guy Pilon a fait ses études au Séminaire de Valleyfield de 1943 à 1948, puis au collège Bourget de Rigaud (B.A., 1951). Il reçoit sa licence en droit de l’Université de Montréal en 1954, nous apprend l’Encyclopédie canadienne.

D’abord réalisateur à la radio de Radio-Canada, il a aussi été chef du Service des émissions culturelles de 1970 à 1985 pour ensuite revenir comme réalisateur.

Comme poète, il a publié une douzaine de recueils depuis Les Cloîtres de l’été (1954). Élu à la Société royale du Canada en 1967 et à l’Académie canadienne-française en 1981, Jean-Guy Pilon a aussi agi comme président de la « Rencontre québécoise internationale des écrivains » de 1972 à 1997 et président de l’Académie des lettres du Québec de 1982 à 1996.

Ce fils de Saint-Polycarpe a par ailleurs reçu plusieurs prix pour ses divers recueils de poèmes : Prix de poésie du Québec (1956), Prix Louise-Labé (Paris, 1969), Prix France-Canada (1969), Prix du Gouverneur-Général du Canada (1970) et Prix Athanase-David (1984).

Il a été nommé Officier de l’Ordre du Canada en juin 1987 et Chevalier de l’Ordre national du Québec en décembre de la même année. En 1992, il devenait Officier des Arts et des Lettres de France.

Dans un article du quotidien La Presse, la directrice du Festival international de la littérature, Michelle Corbeil, déclare qu’elle voyait Jean-Guy Pilon comme son père spirituel.

« Il m’a tout appris, notamment le fait qu’organiser des rencontres littéraires c’était comme recevoir des amis à la maison. Grâce à lui, j’ai connu les poètes de sa génération comme Gaston Miron et Roland Giguère alors que je n’étais qu’étudiante en littérature. C’était un grand lecteur et il adorait découvrir de nouvelles plumes. Il chérissait l’idée de la transmission. C’est énorme ce qu’il a apporté. »

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