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Claude DeBellefeuille réclame une réforme majeure de l’assurance-emploi

mardi le 25 janvier 2022
Modifié à 15 h 10 min le 25 janvier 2022
Par Yanick Michaud

ymichaud@gravitemedia.com

La députée du Bloc Québécois invite les gens qui veulent en apprendre plus sur la tournée panquébécoise au sujet de l’assurance-emploi, à la joindre au claude.debellefeuille@parl.gc.ca. (Photo Journal Saint-François – Gracieuseté – Chambre des Communes)

La députée de Salaberry-Suroît, Claude DeBellefeuille jette un regard plutôt critique sur l’actuelle manière de gérer l’assurance-emploi au pays.

« Il est grand temps de réformer l’assurance-emploi. Il n’est pas normal que les travailleurs les plus vulnérables en soit exclus » affirme-t-elle.

Discrimination envers les femmes

Dans un premier temps, elle croit que les femmes sont traitées injustement. « Un exemple frappant des lacunes de l’assurance-emploi est la situation des jeunes mères de famille. En effet, selon les règles actuelles, une mère qui perd son emploi pendant son congé de maternité ou peu de temps après son retour au travail, ne peut cumuler le nombre d’heures nécessaires pour se qualifier à des prestations d’assurance-emploi », lance la politicienne effarée.

« Même si cette injustice était bien documentée, le gouvernement fédéral a fait perdurer le problème. Je me réjouis que le Tribunal de la sécurité sociale du Canada vienne d’invalider cette règle discriminatoire. J’aurais vraiment préféré que le gouvernement soit proactif et à l’écoute des propositions du Bloc Québécois. » explique Claude DeBellefeuille.

Des prestataires pris en otage

En plus des nombreux problèmes quant aux critères donnant accès à l’assurance-emploi, la députée constate que l’appareil est complètement débordé. Des problèmes de lenteur surviennent. « Présentement, les gens appellent à mon bureau après avoir attendu des heures au téléphone sans réponses à Service Canada. La plupart des citoyens doivent attendre des mois avant d’obtenir des décisions dans leur dossier. C’est complètement inacceptable de laisser ces travailleurs sans revenu à cause des délais bureaucratiques », dénonce la bloquiste.

Travailleurs malades : les oubliés

La députée de Salaberry-Suroît a mené la lutte des travailleurs malades à la dernière session parlementaire afin d’établir à 50 semaines le maximum de prestations pour eux. Actuellement les travailleurs les plus vulnérables, ceux qui n’ont que l’assurance-emploi lorsqu’arrive la maladie, n’ont droit qu’à 15 semaines. « Ce qui est nettement insuffisant. Le Canada fait figure de cancre. Mon travail et celui de nombreux militants à cette cause aura fait commettre le gouvernement à hausser les prestations à 26 semaines. Le budget est approuvé, tout est voté : pourtant, près d’un an plus tard, on attend encore que le gouvernement libéral active cette mesure », s’étonne Claude DeBellefeuille.

Afin de mettre en lumière les conséquences concrètes des ratés du régime, le Bloc Québécois fera une tournée panquébécoise en 2022. « Il faut vraisemblablement pousser le gouvernement libéral à l’action pour enfin concrétiser la refonte globale du programme d’assurance-emploi. Cette réforme attendue depuis des années sera l’occasion d’offrir une protection digne de ce nom pour les travailleurs malades, les nouvelles mères, les travailleurs saisonniers et autonomes », conclut la députée.

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