Ça prend une communauté pour élever les enfants

Par Yanick Michaud
Ça prend une communauté pour élever les enfants
Kim sauvé explique l’importance du processus de travail d’équipe pour permettre aux enfants de ne pas être arrachés au milieu dans lequel ils ont des liens d’attachement. (Photo : Photo Journal Saint-François - Pierre Langevin)

Pour aider les enfants, Ma famille, ma communauté, est un projet innovant qu’à mis en place la DPJ dans Valleyfield.

Kim Sauvé est l’intervenante responsable de ce dossier implanté en février 2017 et pour lequel les gens sont très interpelés. « Ça existe à Saint-Jean-sur-Richelieu depuis plusieurs années et ça vise tout ce qui est en lien avec le placement des enfants. Nous savons qu’à Valleyfield, c’est une réalité difficile et que le placement est très élevé. Nous voulions donc faire quelque chose de concret », explique la jeune femme.

La clientèle visée par le projet est celle des 0-5 ans. « Parce que nous en avons beaucoup et que c’est à cet âge que le lien d’attachement est fort et important. Dans Beauharnois et Valleyfield, les risques de placement, de déplacement ou même de réinsertion sont nombreux. Avec ce projet, nous travaillons à ce que l’enfant reste dans son milieu », plaide Kim Sauvé.

Plusieurs volets au projet

Elle explique que de nombreux volets sont essentiels pour la réussite de Ma famille, ma communauté. « Ça prend un partenariat de toute la communauté. Les écoles, les garderies, les organismes communautaires. Ce programme permet aux gens de parler de leurs inquiétudes. D’élaborer des solutions. Il permet un vrai travail de collaboration », lance Kim Sauvé.

Elle ajoute également que le recrutement des familles d’accueil est primordial. « Nous devons réduire les risques de placement. Les familles doivent travailler en partenariat avec nous. Parce que des familles d’accueil, il n’y en a qu’une dizaine dans Valleyfield. Et elles sont complètes. Nous devons trouver. Sinon les enfants sortent de la région et nous voulons l’éviter. Une fois de plus en raison du lien d’attachement qui pourrait être affecté. Nous voulons réduire le nombre d’enfants qui ont besoin d’un placement. Les gens sont sensibles et ouverts à la cause des enfants », affirme-t-elle.

Un travail d’équipe

La réussite du projet passe par le travail d’équipe. De la communauté. « Nous avons un processus décisionnel en équipe. Tout le monde doit travailler ensemble. Les intervenants, les parents, la famille. L’enfant en voyant tout ce monde s’engager ressent de l’importance. Les gens s’impliquent et se déplacent pour lui », admet celle qui dit devoir parfois agir en urgence.

Sinon, le projet fonctionne. Pour l’instant 25 processus décisionnels en équipe ont eu lieu pour 38 enfants, incluant des fratries. Et la moitié ont pu rester dans le milieu familial plutôt que d’être placés. « Les autres l’ont été dans des familles d’accueil de proximité. Seulement quelques-uns ont abouti dans un milieu inconnu », conclut celle qui tient à la réussite du projet, mais aussi, et surtout, des enfants impliqués dans tout ce processus.

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