À l’aube d’une 19e saison au site Droulers-Tsiionhiakwatha

Par Mario Pitre
À l’aube d’une 19e saison au site Droulers-Tsiionhiakwatha
Le site Droulers-Tsiionhiakwatha accueille près de 15 000 visiteurs chaque année. (Photo : SMQ)

Le site archéologique iroquoien de Saint-Anicet s’apprête à entreprendre sa 19e saison d’activité. Visites, animation, dégustations de mets autochtones et nuitées en maisons longues sont au programme, mais pas de fouilles archéologiques.
Ce sont les groupes scolaires qui amorceront les activités du site cette année à compter du 16 avril, en provenance d’écoles du Québec, mais aussi de l’Ontario et de l’État de New-York.
Le site Droulers-Tsiionhiakwatha accueille annuellement quelque 10 000 élèves, dans le cadre de sorties scolaires recommandées par le ministère de l‘Éducation dans le cadre du cours d’Univers social. Aussi, «notre calendrier de réservation est complet plus d’un an à l’avance», mentionne le directeur du site, Pascal Perron.
Le site sera par ailleurs accessible au grand public et aux groupes à compter du 25 mai prochain et ce, jusqu’au 22 septembre. Près de 15 000 visiteurs le fréquentent à chaque année.
De nation à nation
Désigné Lieu historique national et choisi comme lieu de tournage du film Hochelaga, terre des âmes, le site Droulers-Tsiionhiakwatha est récipiendaire de nombreux prix touristiques. Il est reconnu comme un exemple, tant pour le tourisme en milieu rural que pour le partenariat socio-économique qu’il implique entre les nations québécoise et mohawk.
Organisme sans but lucratif, il emploie une dizaine d’employés et s’auto-finance dans une proportion de 70%. Il ne compte sur aucune subvention récurrente, précise M. Perron.

Pascal Perron, directeur du site Droulers-Tsiionhiakwatha.(Photo Journal Saint-François Archives)

Pour ce qui est des activités de fouilles archéologiques effectuées sur le site, celles-ci sont interrompues jusqu’à nouvel ordre en raison des difficultés financières qu’a connues la MRC du Haut-Saint-Laurent.
Celle-ci a donc été contrainte de mettre un terme à l’entente de partenariat qu’elle maintenait à cet effet depuis quelques années avec le ministère de la Culture et des Communications. L’archéologue attitré de la MRC a également été congédié.
«Il est possible que l’École de fouilles de l’Université de Montréal effectue des recherches ce printemps au site Isings de Saint-Anicet, mais ils sont en attente de financement», a indiqué le directeur du site, Pascal Perron.

Les fouilles archéologiques sont interrompues sur le site. (Photo Journal Saint-François Pierre Langevin)
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