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Le promoteur de la communauté Mikinak de Beauharnois arrêté

jeudi le 10 juin 2021
Modifié à 15 h 12 min le 10 juin 2021
Par Eric Tremblay

Guillaume Carle avait présidé la première assemblée de la communauté Mikinak en 2016. (Photo Journal Saint-François - Archives Pierre Langevin)

Guillaume Carle, qui s’était autoproclamé grand chef de la Confédération des peuples autochtones du Canada (CPAC) a été arrêté pour fraude le 10 juin en Outaouais. L’accusé avait incité la mise sur pied d’une communauté à Beauharnois, les Mikinak, qui avait octroyé illégalement un statut d’autochtone à des centaines de membres.
La Sûreté du Québec, les Peacekeepers de Kahnawake et la police de Châteauguay ont mené l’enquête au cours des dernières années. Le gouvernement fédéral a aussi été impliqué dans le dossier.
En 2015, Guillaume Carle avait convaincu Lise Brisebois d’établir une communauté à Beauharnois. Une centaine de personnes auraient reçu une carte qui attestait du statut d’autochtone. Un test d’ADN, la démonstration par arbre généalogique, des renseignements personnels et un montant d’argent étaient exigés en retour.
Le 16 janvier 2016, ils étaient une centaine à se réunir dans une salle communautaire de Beauharnois. Guillaume Carle avait présidé l’assemblée en se présentant comme le défenseur des droits autochtones. «Vous êtes ici pour partager dans une collectivité. Vous avez décidé de continuer le travail de vos ancêtres», a indiqué le controversé personnage bien connu du milieu judiciaire.
Deux ans plus tard, une enquête de La Presse révélait que la CPAC était dans les mires des autorités.
M. Carle a vu des accusations de fraude de plus de 5000$, possession et utilisation de documents contrefaits, possession non autorisée d’une arme à feu et recel être déposées contre lui.
 

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