Virginie Fortin la touche-à-tout qui fait rire

Virginie Fortin la touche-à-tout qui fait rire

Le spectacle tient en ce qu’il est. C’est un stand-up et je reste dans ce qui est écrit. Mais s’il y a de l’improvisation à faire ou une petite blague sur la ville que je visite, je ne serai pas prise au dépourvu, rigole Virginie Fortin.

Crédit photo : Photo Journal Saint-François – virginiefortin.com

La polyvalente Virginie Fortin débarque à Valleyfield avec tout son univers et son cosmos le 17 mai.

La jeune femme vient présenter à Valspec son premier one-woman show Du bruit dans le cosmos. « Vous ne serez pas surpris d’apprendre que c’est un spectacle d’humour. Et que vous allez rire, parce que c’est drôle. Mais sérieusement, je parle du cosmos depuis que je suis toute petite. J’ai toujours été hantée par l’univers, qui est grand parfois angoissant. J’ai posé de nombreuses questions à ce sujet à mon père quand j’étais jeune. Pour comprendre qu’au final, nous sommes juste un peu de bruit dans le cosmos et qu’il faut arrêter de se prendre au sérieux. Je vous jure que c’est drôle », répète avec justesse l’artiste talentueuse qui compte de nombreuses cordes à son arc.

La polyvalence de sa génération

Érudite de la scène, des arts, Virginie Fortin est tombée dedans quand elle était petite. « Je pense que le mot polyvalence définit bien ma génération. Nous devons être capables d’évoluer dans n’importe quel domaine. On doit faire du multitâche. Je joue de la musique, je chante, j’anime, je joue. Et je suis contente de pouvoir toucher à tout. Parce que je me tanne rapidement d’un projet. Alors j’ai la chance de tomber dans autre chose rapidement. C’est le cycle infini de Virginie. Je suis chanceuse, parce que je connais des gens qui ont tous autant de talent, mais qui n’ont pas la chance de pouvoir le démontrer », explique la fille de l’excellent Bernard Fortin.

Elle avoue toutefois avoir connu la meilleure des écoles dès le départ. « Je n’ai pas fait l’école de l’humour ou du théâtre. Mais j’ai commencé avec l’improvisation. C’est aussi ce qui me permet de passer d’une chose à l’autre rapidement. Je m’adapte aisément. Ça a été mon école. Ça m’a fait réaliser que j’étais capable d’être drôle. C’est une bonne école, qui aide dans les relations interpersonnelles. J’ai été coach d’impro et j’ai vu des jeunes acquérir de la confiance en eux. C’est vraiment formateur », lance celle qui recommande l’exercice à quiconque. « Ce n’est pas seulement pour les acteurs, les comédiens ou les humoristes. L’impro c’est bon pour l’humain », ajoute celle qui trace une ligne nette entre cette forme d’art et le stand-up.

Pour elle il s’agit surtout d’une corde raide. « La différence entre l’improvisation et le stand-up, c’est la vulnérabilité. Tu es toute seule sur scène. En impro, tu as de l’appui, une équipe. Tu peux relancer quelqu’un, partager. Partager le travail, la pression. »

Et d’autres défis pour Virginie

Virginie Fortin rêvait depuis longtemps de jouer dans une comédie musicale. Avec une épopée musicale intersidérale, une pièce opéra rock d’un humour alternatif, Donovan, est-ce toi? elle réalise ce rêve lors de deux représentations à Montréal. Elle y jouera avec son père, mais aussi Léane Labrèche-Dor, sa collègue de SNL Québec. « SNL c’était une maudite belle équipe. Un véritable tremplin pour ceux d’entre nous qui ont eu la chance d’en faire partie. Un peu comme c’est la mission du show aux États-Unis. Mais ça coûte cher à produire, et c’est disparu. Sinon, pour revenir à la comédie musicale, je vais jouer dans celle-ci, mais mon prochain rêve sera d’en écrire une », conclut celle qui passe d’un projet à l’autre à la vitesse où la lumière file dans le cosmos.

Il sera possible de la voir sur scène le 17 mai à la Salle Albert-Dumouchel. On peut se procurer des billets au www.valspec.com/fr/billetterie.

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