VIDÉO – Faciliter la recherche et le sauvetage de nuit grâce aux fusées éclairantes

Par Valérie Lessard
VIDÉO – Faciliter la recherche et le sauvetage de nuit grâce aux fusées éclairantes
Un mécanicien de vol lâchant une fusée éclairante depuis la rampe d'un avion. Le cordon qui est attaché à l'avion active la fusée éclairante et le parachute. (Photo : Gracieuseté)

Des fusées éclairantes larguées dans la nuit du 7 au 8 novembre au-dessus du lac Saint-Louis, à la hauteur de Sainte-Anne-de-Bellevue, ont suscité de la curiosité jusqu’à Châteauguay, où elles étaient visibles dans le ciel. Comment fonctionne ces appareils utilisés dans l’armée? Yann Patoine-Bédard, l’officier responsable du Centre conjoint de coordination des opérations de sauvetage de Trenton des Forces armées canadiennes,  a accepté de répondre à la question.

Il existe plusieurs types de fusées éclairantes dans l’armée. Dans le cas de celles utilisées pour des opérations de recherche et sauvetage, ce ne sont pas des  »fusées » comme telles, mais plutôt des chandelles éclairantes, d’environ 60 centimètres de hauteur et 15 centimètres de diamètre, explique le militaire. Elles sont larguées avec un parachute à partir d’un avion.

Dans le cas de l’opération du 7 au 8 novembre, c’est la Garde côtière qui avait demandé l’assistance de l’Aviation royale canadienne de les aider à localiser un homme tombé à l’eau dans le Lac Saint-Louis en soirée le 7 novembre. Les fusées éclairantes ont été larguées d’un avion CC-130 Hercule.

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«L’objectif des fusées éclairantes est de garder la scène de recherche illuminée le plus possible, explique major Patoine-Bédard. Les équipes utilisent des lunettes de vision nocturne, mais sur l’eau, il peut être difficile de voir quelque chose. Les fusées éclairent viennent augmenter la performance des lunettes de vision nocturne.»

Chaque fusée éclairante brûle pendant environ quatre minutes. L’équipe militaire tente le plus possible que ces dernières tombent dans l’eau et non sur la terre ferme par la suite, souligne le major Patoine-Bédard, pour éviter d’incommoder les citoyens avec les débris.

Questionné sur la raison qui explique que des citoyens aient vu de la lumière pendant près de 40 minutes dans la nuit du 7 au 8 novembre, le militaire mentionne que plusieurs fusées ont été larguées cette nuit-là, ce qui fait qu’elles ont été vues allumées sur une longue période.
Il souligne qu’il est tout à fait normal que des Châteauguois situés à près 14 kilomètres à vol d’oiseau du lieu de la recherche puissent voir les fusées. «Elles sont larguées à 4000 ou 5000 pieds d’altitude. Il n’y a rien à cette altitude en pleine nuit. Donc, c’est certain que ça attire l’œil, explique-t-il. On a eu des cas où des gens à plus de 80 kilomètres de notre lieu de recherche aient vu nos fusées.»

M. Paré a vu cette lumière de sa résidence sur le chemin Haute-Rivière à Châteauguay, le 8 novembre. (Photo : Gracieuseté)

Être visible à la noirceur

Le corps de l’homme recherché a finalement été repêché en matinée le 8 novembre. Selon le major Patoine-Bédard, le fait que la victime portait une cagoule noire et une veste de flottaison noire sans bande réflective a malheureusement compliqué les recherches. « S’il avait juste une bande réfléchissante, on est confiants que nos efforts auraient été beaucoup plus fructueux de le retrouver rapidement», mentionne-t-il.

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