VIDÉO et PHOTOS – Au royaume de la déco rétro en Montérégie

Par Valérie Lessard
VIDÉO et PHOTOS – Au royaume de la déco rétro en Montérégie
Le décor au 62, rue Sunset Est à Châteauguay. (Photo : Le Soleil - Denis Germain)

Passionné des décorations de Noël, le Châteauguois Stephen Black passe des semaines en novembre à aménager le décor sur son terrain. Mais pas question d’y voir des structures gonflables ou des projecteurs de lumière à la mode. Son dada : les personnages en plastique qui étaient populaires dans les années 1990.

Sa fille en a fait le décompte récemment : 148 décorations figurent au 62, rue Sunset Est à Châteauguay. Près de l’entrée de la résidence, on retrouve la section Pôle Nord avec des pères Noël, un traîneau, des rennes ainsi que la mère Noël. Plus loin sur le terrain se dresse la crèche avec tous les personnages qui s’imposent : Jésus, Marie, Joseph, les rois mages, l’âne et le bœuf.

Les pingouins ne respectent les mesures sanitaires. (Photo: Le Soleil-Valérie Lessard)

Et près de la rue, des pingouins s’amusent.

«Chaque année, les pingouins ont un thème. Cette année, c’est la COVID!», explique Allison Black, conjointe de M. Black. Les pingouins rebelles ne respectent pas les mesures sanitaires et font la fête sans distanciation. Mais ceux-ci sont surveillés par des policiers bonhommes de neige vêtus de chapeau de shérifs, clin d’œil aux policiers de Châteauguay qui s’habillaient de cette façon lors de revendications syndicales il y a quelques années.

À la chasse aux trouvailles

Stephen Black devant sa résidence décorée. (Photo: Le Soleil-Denis Germain)

Stephen Black le dit lui-même: c’est une véritable passion.

«C’est presque une maladie, rigole-t-il. On a commencé dans les années 1990 quand les enfants étaient petits en achetant des lumières, des bonshommes. On a trouvé des bonshommes dans les marchés aux puces. Chaque année, ça grandit et chaque année tu en veux plus!»

Le défi en 2020, c’est aussi de dénicher ce genre de décorations qui se font de plus en plus rares. Parmi celles que le Châteauguois reluque, il y a les rennes du père Noël qui tirent le traîneau. Il en possède trois, mais souhaiterait en avoir huit…comme le vrai traîneau du père Noël!

«Une des limites que j’ai, c’est vraiment la grandeur physique de mon terrain. C’est sûr que si j’avais plus grand, j’en aurais plus, confie M. Black. Si j’avais plus d’entreposage, je pourrais continuer à grossir.»

Ranger tout ce matériel au printemps prend de la place.

«On en met dans le cabanon, sous la galerie et une bonne amie nous prête sa grande grange à Howick», mentionne-t-il.

Des semaines de travail

Pour arriver à ce décor féérique, M. Black consacre en moyenne une quinzaine de jours en novembre pour fixer ses décorations solidement et installer le filage électrique. Cette année, Dame nature lui a fait une fleur avec la douceur inattendue au début du mois de novembre. «Ça faisait changement des années où le sol gelait tôt», indique le Châteauguois.

Dans le passé, il lui est déjà arrivé de prendre des vacances en novembre pour s’assurer de tout installer avant le mois de décembre. «On a des chasseurs qui prennent des vacances (en novembre), moi ça c’est mon voyage dans le sud», raconte-t-il en pointant son décor  tout souriant.

S’il avoue être parfois découragé par l’ampleur de la tâche, autant à l’automne qu’au printemps lors du démontage, M. Black dit qu’il n’aura pas le choix de continuer. Il a maintenant une petite-fille à émerveiller!

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