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VIDÉO - Des odeurs de déjà vu pour les Industries JPB

samedi le 07 mai 2022
Modifié à 9 h 54 min le 07 mai 2022
Par Mario Pitre

mpitre@gravitemedia.com

Le pdg des Industries JPB, Pascal Dupuis, nous a accompagnés sur le site vendredi dernier pour constater les dégâts causés par le feu. (Photo Journal Saint-François Mario Pitre)

Le souvenir de l’incendie dévastateur de juillet 2010 planait autour des Industries JPB jeudi dernier, surtout lorsque que les vents ont poussé les flammes vers les piles de bois situées aux abords de leur propriété.

« Malgré les efforts déployés par les pompiers, les flammes ont dépassé nos premières lignes de défenses, c’est-à-dire une butte qu’on a aménagée du côté ouest pour se protéger, pour ensuite passer au-delà du fossé et atteindre nos piles de bois », raconte Pascal Dupuis, rencontré vendredi après-midi sur le site de la rue Des Érables.

Sur place, des équipes de pompiers étaient toujours au travail pour arroser les amoncellements de poutres de bois incendiées, afin que le feu n’y reprenne à nouveau. D’immenses flaques d’eau étaient toujours apercevables, résultat du travail d’arrosage continu assuré dans les heures précédentes.

« Heureusement, aucune quantité d’eau ne s’est écoulée du site et le tout a pu être contenu dans les fossés qu’on a aménagés sur le site. Toutes ces eaux sont traitées et analysées avant d’être rejetées dans le réseau », explique l’homme d’affaires, en rappelant la panoplie de mesures de protection environnementales mises en place à ses installations. « On prend ça très au sérieux», assure-t-il.

Les pompiers étaient toujours à l’œuvre vendredi après-midi pour s’assurer que le feu ne reprenne pas dans les piles de bois.   (Photo Journal Saint-François Mario Pitre)

Celui-ci précise par ailleurs que les poutres de bois incendiées n’étaient pas contaminées, mais qu’il s’agit tout de même de bois traité. «C’est sûr que tu ne fais pas cuire de guimauves au-dessus, ils contiennent des produits chimiques, mais l’incendie n’a pas entraîné de conséquences néfastes pour l’environnement.»

Le vice-président exécutif de JPB, Bruno Corriveau, mentionne d’ailleurs que des inspecteurs du ministère de l’Environnement ont effectué des relevés dans l’atmosphère environnant et ont jugé qu’aucune intervention spéciale n’était requise.

Bien que la plupart des quelque 30 employés de JPB ont été évacués et que l’usine de cogénération a dû cesser ses opérations jusqu’en fin de soirée, certains opérateurs de l’entreprise sont demeurés sur place, notamment pour aider les pompiers en déplaçant des poutres de bois.

« À un moment donné, un de nos opérateurs de machinerie lourde était pratiquement collé sur le feu, au point où l’engin a fini par prendre feu. Il était temps qu’il quitte », raconte M. Dupuis.

 

 

L’histoire qui se répète

Encore une fois, un feu de broussailles aura nécessité un déploiement important des services d’incendie dans ce secteur, comme c’est souvent le cas depuis ces dernières années.

Pascal Dupuis estime qu’il s’agit d’un enjeu à considérer, souhaitant que le Service de sécurité-incendie émette des recommandations à cet égard.

Heureusement, contrairement à la déflagration de juillet 2010, celui de jeudi dernier aura causé moins de dommages. Les dirigeants de JPB devaient en dresser un post mortem en début de semaine, alors que les opérations de broyage devraient reprendre à la normale.