Un esprit sain dans un corps sain

Par Éric Tremblay

Anxiété, stress, angoisse, l’être humain du 21e siècle est confronté à la société moderne qui roule à une vitesse effrénée. La méditation permet d’évacuer ces éléments négatifs et de nettoyer son esprit. Un concept qui peut paraître abstrait pour certains, mais qui n’a pourtant rien d’ésotérique.

«Ça me choque d’entendre que la méditation est ésotérique. C’est quelque chose qui est mal véhiculé. Il n’y a pas d’histoire de toge ou de gougounes. La méditation n’est associée à aucune religion. Pas besoin d’être Bouddha pour la pratiquer», indique Marie-Josée Lebrun.

La méditation fait partie de sa vie depuis 12 ans. Perfectionniste extrême, elle vivait beaucoup d’anxiété et il lui arrivait de pleurer. «Ça a changé plusieurs choses chez moi. Je me suis dit à l’époque que je devais trouver des moyens de répéter l’état d’esprit que j’avais découvert avec la méditation. Je compare ça au ménage du printemps d’une maison. C’est créer un espace et revenir à l’essentiel de l’humain», dit-elle.

Plus de 100 formes de méditation existent. Des techniques qui aident à calmer l’esprit et par l’effet même engendrent des bienfaits sur le corps humain. Méditer, ce n’est rien de moins que de prendre une pause dans la journée pour relaxer, faire le vide et prendre contact avec soi-même.

Selon l’enseignante de méditation, les gens qui viennent vers la méditation y arrivent souvent trop tard. «Ils sont dans une situation stressante et n’ont plus le contrôle sur rien. Ils viennent vers une discipline qu’ils n’avaient pas vue ni soupçonnée tous les effets positifs.»

«On vit tous des moments difficiles. La méditation nous amène dans notre cœur. On est des êtres d’amour. Je fais ça pour prendre soin de moi et en même temps, je prends soin des autres», a dit Bernard Laurin qui pratique la méditation depuis deux ans. Il médite une dizaine de minutes chaque matin et en ressent les bienfaits tout au long de la journée.

Rechercher le bonheur

Au-delà de l’aspect apaisant de la méditation, Marie-Josée Lebrun mentionne que la discipline entraîne une prise de conscience. Mettre la switch à off et aller chercher le bonheur intérieur. «On accumulerait entre 40 000 et 50 000 pensées par jour. Les gens ont l’esprit brouillé c’est important de le nettoyer», indique-t-elle.

Pascal Auger avait déjà pratiqué la méditation transcendantale à l’âge de 17 ans, afin que sa mère accepte de signer pour son permis de conduire. Désormais dans le domaine de la construction, il est un peu la bébitte extraterrestre du groupe.

Diagnostiqué TDAH, il dit que lorsqu’il a la chance de méditer le matin, il ne ressent pas le besoin de prendre sa médication. «Il faut l’intégrer à son horaire. Prendre 15 ou 20 minutes pour toi. Comme aller au gym», souligne-t-il.

Marie-Josée Lebrun a discuté avec un médecin qui lui a remis un document dans lequel on conseillait aux médecins de pratiquer cette discipline et même de la conseiller à leurs patients. «On en parle au niveau médical. Je suis heureuse de voir qu’il y a une plus grande ouverture», dit-elle. La passionnée aimerait que cette discipline entre dans les écoles afin d’apprendre aux enfants à devenir de meilleurs humains.

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