Un chiropraticien sanctionné pour des propos déplacés

Par Vicky Girard
Un chiropraticien sanctionné pour des propos déplacés
(Photo : Journal Saint-François Archives)

Le chiropraticien Dr Réjean Châtelois a plaidé coupable à deux chefs d’accusation après qu’une plainte du syndic de l’Ordre des chiropraticiens du Québec (OCQ) ait été déposée contre lui, en raison de propos déplacés tenus avec une patiente.

Selon le jugement rendu par le conseil de discipline de l’OCQ, le 16 février, l’intimé, qui exerce à Sainte-Catherine et à Beauharnois, a également entravé le travail de la plaignante, Dre Chantal Pinard, du syndic, en ne donnant pas suite à une lettre qu’elle lui a envoyée.

Le Conseil a imposé deux radiations de deux semaines pour chacun des chefs, à purger de façon concurrente, puis une amende de 2 500$.

Les faits reprochés remontent au 23 septembre 2019. Dr Châtelois «a omis d’adopter une conduite irréprochable pendant la durée de la relation professionnelle qui s’établit avec une patiente à qui il a fourni des services», peut-on lire.

«L’intimé lui fait un commentaire selon lequel il est possible d’avoir une entorse au pénis», relate le conseil de discipline. Une demande d’enquête a ensuite été déposée par une autre chiropraticienne.

De plus, des commentaires de deux membres du public sur le site Internet du D<@V>r <@$p> Châtelois faisant état de propos déplacés de la part de ce dernier ont fait surface dans le cadre de l’enquête. En 2018, un rappel lui avait également été envoyé par l’OCQ «d’être prudent et attentif sur certaines blagues qui pourraient choquer des patientes».

Une mauvaise plaisanterie

Le chiropraticien a admis avoir tenu les propos rapportés «et précise que le tout se voulait une plaisanterie. Il ajoute qu’après avoir fait cette blague, il s’est dit qu’il serait mieux de la mettre aux oubliettes. Il reconnaît qu’il s’agit d’une mauvaise plaisanterie», lit-on. La lettre du syndic à laquelle il a omis de répondre lui suggérait de consulter un avocat afin d’évaluer les actions à entreprendre. Sans retour, une plainte disciplinaire serait officiellement enregistrée.

Originellement, les propos tenus étaient décrits comme «abusifs à caractère sexuel». Ce passage de la plainte initiale a été modifié après une entente des partis impliqués. Notamment parce que l’intimé s’est engagé, en novembre, à suivre et compléter un programme ou une psychothérapie afin de traiter son problème de propos déplacés et inappropriés. Le risque de récidive est diminué par cet engagement, a convenu le conseil de discipline.

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