Trois activités dans la région pour dénoncer la violence sexuelle faite aux femmes

Trois activités dans la région pour dénoncer la violence sexuelle faite aux femmes

Parmi les organisatrices, on retrouve à l’avant Linda Ouimet de Résidenc’Elle, Marie-Iris Légaré du Centre de femmes La Moisson, Nubia Davila, du Centre D’Main de Femmes, puis à l’arrière, Véronique Girard de La Passerelle, Caroline Ménard du CALACS La Vigie, Jacynthe Leclerc d’Espace Suroît, , de même que Marie-Claude Gareau et Chantal Fortier de l’Accueil pour elle.

Crédit photo : Journal Saint-François Mario Pitre

Le vendredi 21 septembre marquera encore cette année la Journée contre la violence sexuelle faite aux femmes. Un événement qui donnera lieu à trois activités organisées par le CALACS La Vigie et six organismes du Suroît qui viennent en aide aux femmes violentées.
Selon Caroline Ménard, ces activités se dérouleront en deux temps dans trois lieux différents, au Café Chez Rose du Collège de Valleyfield, de même que dans le hall d’entrée des immeubles logeant les MRC de Vaudreuil-Soulanges, à Vaudreuil-Dorion et du Haut-Saint-Laurent, à Huntingdon. On souhaite ainsi rendre l’exercice accessible à tous.
D’une part, de 10h à 14h, on présentera dans chacun de ces lieux une exposition composée de vêtements que portaient des victimes d’agressions sexuelles au moment où ces gestes ont été commis. «De cette façon, on veut défaire le mythe voulant que les victimes soient responsables de leur agression en raison de leur habillement, alors que le seul responsable est l’agresseur», rappelle l’intervenante de La Vigie. Cette exposition est inspirée d’une exposition similaire tenue à l’Université Laval.
Dans un second temps, le public sera invité à participer à une œuvre collective sous le thème Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ?, sous la direction des artistes Audrée Bourdeau (Valleyfield), Tina Struthers (Vaudreuil-Dorion) et Sonia Laurin (Huntingdon).
L’objectif de cette création est d’identifier et démontrer qu’il y a des pistes de solutions pour les victimes de violence sexuelle. Ces différentes œuvres seront ensuite morcelées et envoyées aux différentes instances gouvernementales pour rappeler que cette problématique demeure présente et qu’il y a encore du travail à faire pour y faire échec.
Signalements en hausse
Par ailleurs, les porte-parole des différents organismes impliqués dans cet événement ont confirmé les effets du mouvement #Meetoo dans la volonté des femmes.
«Les statistiques ont doublé avec le mouvement #Meetoo, mentionne Caroline Ménard de La Vigie. La vague ne s’est pas essoufflée pour les demandes d’aide, les femmes se sentent moins seules pour dénoncer.»
Au centre d’hébergement l’Accueil pour Elle, Marie-Claude Gareau rapporte que les discussions en ateliers sont beaucoup plus ouvertes et les participantes se sentent plus libres de parler de leur situation.
La porte-parole d’Espace Suroît, Jacynthe Leclerc, soulève également l’importance de sensibiliser les enfants à ces questions.

Statistiques 2017-2018 La Vigie
-243 nouvelles demandes d’aide
Pour 163 cas traités :
-51% reliées à des agressions sexuelles
-34% de cas d’inceste
-93% des victimes connaissent leur agresseur.
-28% des victimes ont entrepris des démarches dans un délai d’un an, 39% dans un délai de plus de 13 ans.

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