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Solutions et opportunités quant à la pénurie de main-d’œuvre

mardi le 19 octobre 2021
Modifié à 0 h 00 min le 20 octobre 2021
Par Yanick Michaud

Le ministre Jean Boulet et Suzanne Carrier de la CCIBVHSL. (Photo Journal Saint-François – Yanick Michaud)

Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, député caquiste de Trois-Rivières, Jean Boulet était l’invité d’honneur d’un dîner conférence organisé lundi par la Chambre de commerce et d’Industrie de Beauharnois Valleyfield et du Haut Saint-Laurent à l’Hôtel Plaza Valleyfield.

Dans le cadre de ce rendez-vous politique, le ministre a évoqué les défis et enjeux de main-d’œuvre dans le contexte post-pandémie. Il a parlé de la situation actuelle et des mesures à découvrir. « Le manque de main-d’œuvre c’est un phénomène qui s’est étendu partout. Dans tous les secteurs et tous les milieux. Ici, vous avez des défis additionnels avec le proximité de Montréal et le milieu agricole. Mais on peut aussi y voir des avantages », plaide le ministre qui voit deux raisons principales pour expliquer la pénurie.

« Il y a la reprise économique vigoureuse et la population qui est vieillissante. Il fallait se préparer. Pour les nombreux départs à la retraite. De 2019 à 2028, il y aura 1,4 million de postes vacants à combler », explique le politicien.

Des solutions

L’automatisation, le recrutement des employés d’expérience, comme les retraités, des programmes actifs, l’alternance travail-étude et des conditions de travail plus agréables ont été évoqués lors de ce rendez-vous regroupant de nombreux gens d’affaires.

« Les entreprises doivent être soucieuses d’accroître leur productivité. Il y a moyen d’automatiser, de diversifier et de faire appel aux nouvelles technologies. On aura plus de facilité à attirer et retenir la main-d’œuvre quand on investit dans les nouvelles technologies », insiste Jean Boulet.

Il constate aussi que de nombreux jeunes, des chômeurs aussi, désirent être requalifiés. « La PCU et la PCRE sont des mesures passives. Nous devons nous assurer avec les mesures d’en tirer des bénéfices. Il faut développer, par exemple, une culture de formation continue. Favoriser l’alternance travail-études. Il y a des cégeps qui contribuent de cette manière. Deux jours d’études et trois jours de travail. Ça se fait et on y gagne », spécifie celui qui croit que les jeunes ont besoin d’aide et d’accompagnement parfois.  

Ouvrir les horizons

Il voudrait aussi que les employeurs, la société mette de côté les préjugés négatifs. « Employer des personnes handicapées, judiciarisées. Il faut déstigmatiser et ouvrir la porte aux opportunités. Les personnes issues des premières nations, les femmes dans le secteur de la construction. Il faut ouvrir les horizons. Accueillir les immigrants qui sont qualifiés. Mais aussi créer un climat, en environnement de travail favorable. Pour eux, pour tous », juge Jean Boulet.

Le député de Beauharnois, Claude Reid a prêté main forte au comité de la Chambre de commerce et d’Industrie pour organiser le dîner et faciliter la venue de Jean Boulet, l’un des ministres les plus occupés actuellement du gouvernement Legault. « Jean est au fait de la situation et il travaille fort pour trouver des solutions », lance-t-il.

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