Question de changer d’image

Par Mario Pitre
Question de changer d’image
La campagne de promotion sur Beauharnois-Salaberry est en marche depuis lundi dernier.

Près de 1 M$ pour faire connaître Beauharnois-Salaberry et y attirer de nouvelles familles, un investissement qui en vaut la chandelle, ne serait-ce que pour changer l’image traditionnelle que véhicule la région depuis trop longtemps.

Cette image a été trop longtemps celle de fermetures d’entreprises comme Goodyear, Dominion Textile, ou Gildan; l’image d’une région qui faisait peur aux investisseurs en raison de sa force syndicale; l’image d’une région vieillissante; d’une région ayant comme unique image de marque celle de ses Régates; une région qui n’avait comme seul espoir le parachèvement de l’autoroute 30.

Maintenant qu’elle est finalement accessible cette fameuse autoroute 30, il est plus que temps de renverser la vapeur et d’en tirer profit. Déjà, beaucoup de travail de terrain a été réalisé  en termes de zonage, d’infrastructures de services et des projets d’investissement et de création d’emplois sont annoncés. Ils ne sont pas effectifs aujourd’hui même mais le seront assurément d’ici un an, deux ans; et c’est aujourd’hui qu’il faut prendre les mesures pour être en mesure de monter dans le train lorsqu’il passera.

Pour les éternels incrédules, le développement annoncé pour Beauharnois-Salaberry est suffisamment sérieux qu’il suscite des réactions de la part de joueurs majeurs tels que le Port de Montréal et le président du Canadien National.

Incidemment, la région doit attirer de nouveaux jeunes travailleurs qualifiés et du même coup former de jeunes travailleurs qualifiés parmi la population locale. J’aime bien la saveur qu’a retenue Zel agence de communication pour promouvoir la région en misant non pas sur ses icônes traditionnelles, mais sur de jeunes entrepreneurs qui se distinguent par leur originalité et leur audace. Vous ne les connaissiez pas ? Voici donc une excellente occasion de les découvrir.

Bien sûr, on peut voir le verre à moitié vide ou à moitié plein. Il subsiste toujours les problèmes de circulation du boulevard Langlois, les fuites commerciales, les locaux vacants du centre-ville, ou encore les personnes, trop nombreuses, considérées à faible revenu. Mais ce sont de beaux défis à relever. Déjà un bon bout de chemin a été parcouru depuis la fermeture de l’usine Goodyear.

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