Quel sort attend le chien qui en a tué un autre

Quel sort attend le chien qui en a tué un autre
(Photo : Journal Saint-François archives)

Le chien qui en a tué un autre à Châteauguay le 24 février reste entre les mains de la SPCA Roussillon en attendant que les autorités se prononcent sur son sort. Ou son maître.

Celui-ci, un résident de Salaberry-de-Valleyfield, a reçu un constat général d’infraction en vertu du règlement sur les animaux dangereux de la Ville de Châteauguay. Lequel vise l’animal qui agresse une personne, un autre animal ou un bien en lui causant des blessures ou des dommages. L’infraction est passible d’une amende minimale de 600 $ et d’un maximum de 2000 $. En cas de culpabilité, le gardien peut être obligé de suivre une formation pour protéger le public. Le tribunal peut aussi imposer des conditions à l’animal comme un confinement, le port de la muselière en tout temps ou toute autre recommandation. Il peut aussi ordonner l’euthanasie dans le cas où l’expert identifie une possibilité de récidive, indique le règlement.

« Détention »

La SPCA Roussillon garde et soigne le chien en attendant qu’une décision soit prise à son sujet par les autorités, fait part Pierre Bourbonnais, directeur général de l’entreprise. « On détient le chien pour la Ville jusqu’à ce que la Cour nous dise quoi faire avec. On lui donne de la nourriture, on lui fait faire de l’exercice. On ne prend aucune décision », souligne-t-il. Le maître pourrait aussi décider de donner son animal en adoption ou de le faire euthanasier.

M. Bourbonnais précise que c’est la police qui saisit l’animal et non la SPCA.

Dans le cas du chien détenu depuis le 24 février, le rapport du vétérinaire devait être remis sous peu à la Cour municipale au moment d’écrire ces lignes le 9 mars. Le document est confidentiel, informe M. Bourbonnais.

De telles saisies sont relativement rares. En un an, la SPCA Roussillon a dû prendre en charge cinq chiens sur ordre de la police sur un territoire de 27 villes. Une dizaine de chiens ont aussi dû subir une évaluation sans avoir à être détenus. « C’est un peu comme les humains, des personnes sont détenues en attendant leur procès et d’autres sont libérées. Ça dépend de l’évaluation du risque », explique le directeur général de la SPCA Roussillon. Un petit chien qui mord est généralement remis à ses maîtres en attendant la suite des procédures, illustre-t-il.

Zoé, tué par un autre chien alors qu’il se trouvait au bout d’une laisse. (Photo Gracieuseté)

Regrets

La personne qui avait la garde du chien confisqué a exprimé ses regrets au journal Le Soleil de Châteauguay. L’animal, a-t-elle raconté, se trouvait dans sa cour. Il a profité de la barrière ouverte un moment pour se ruer sur le petit chien Zoé que sa maîtresse promenait en laisse. « Je me suis excusée à la dame. J’ai pleuré pendant trois jours. Je suis vraiment désolée », a-t-elle confié avec des sanglots dans la voix. Elle a précisé que le chien avait cinq ans et qu’elle le gardait pour une autre personne régulièrement. « Il n’était pas agressif. Il était avec des enfants », a-t-elle soutenu.

 

 

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