«Quand on essaye de battre un train de vitesse, on ne gagne pas ce combat» – Daniel Léonard

«Quand on essaye de battre un train de vitesse, on ne gagne pas ce combat» – Daniel Léonard
Empiéter la voie ferrée peut entraîner un constat d'infraction assorit d'une amende de 150 $. (Photo : (Photo Journal Saint-François - Pierre Langevin))

Daniel Léonard observe constamment des comportements inappropriés à proximité des voies ferrés. Le constable du Canadien National constate qu’il mène un combat de tous les instants afin de sécuriser les lignes ferroviaires.

«Chaque jour à Valleyfield, on compte trois trains par jour, sept jours sur 7, note-t-il. Nos voies ferroviaires coupent la ville en deux. Ça fait 18 mois que je suis ici et j’interviens chaque jour en matière de sécurité. Il faut changer les comportements. »

À Valleyfield, plusieurs comportements délinquants sont aperçus. M. Léonard note un important problème d’empiètement illégal des voies ferrées par les piétons. «Surtout sur la rue Fabre où on ne retrouve pas de clôture, mentionne-t-il. Je vois des familles avec des enfants dans les poussettes qui enjambent la voie ferrée. Il faut savoir qu’il est illégal de se retrouver sur toutes propriétés ferroviaires. »

La clôture du CN derrière le Havre Santé a été coupée par des gens malveillants, afin d’accéder à la clinique médicale sans faire de détour. (Photo Journal Saint-François – Pierre Langevin)

Des gens ont également percé la clôture qui sécurise la voie ferrée près de la rue Loy. Les piétons peuvent ensuite empiéter les rails pour accéder rapidement au Havre Santé.

Sans compter les voitures qui zigzaguent les barrières ou accélèrent aux passages à niveau pour traverser avant que le train ne bloque la voie. «Je pense que le nouvelle génération en est une de gens pressés, avoue M. Léonard. Quand on essaye de battre un train de vitesse, on ne gagne pas ce combat. »

Au cours des dernières années, cinq accidents ferroviaires sont survenus dans la région. Chaque fois, c’est le véhicule qui a initié la collision.

Juste pour l’année 2019, ce sont 222 accidents qui ont été recensés sur le réseau ferroviaire canadien. Ceux-ci ont entraîné la mort de 72 personnes.

Daniel Léonard compare un train qui percute une voiture qui écrase une cannette. Ce qui s’explique par le fait qu’un train de marchandise met 1,5 km afin de s’immobiliser. C’est l’équivalant de 18 terrains de football.

Daniel Léonard, policier au Canadien National, entend être visible et actif lors de la Semaine de la sécurité ferroviaire. (Photo Journal Saint-François – Pierre Langevin)

Présence accrue

Du 23 au 29 septembre, à l’occasion de la Semaine de la sécurité ferroviaire, M. Léonard et ses collègues entendent être plus visibles. Plusieurs activités de sensibilisation sont planifiées afin d’entraîner une diminution des pratiques dangereuses.

Les policiers du CN ont comme mandat d’appliquer des lois. Afin d’y arriver, ils ont le droit de délivrer des constats d’infraction et même faire des activités de radar. «Je dirais que j’en donne en moyenne de 2 à 4 par jour, dit M. Léonard. Pour un empiètement, l’amende s’élève à 150 $ tandis que ça peut atteindre 221 $ pour un non-respect des lumières rouges ou des barrières au passage à niveau. »

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