Opinion

Pourquoi je ne m’abstiendrai pas de boire pendant 28 jours?

mardi le 25 janvier 2022
Modifié à 12 h 09 min le 25 janvier 2022
Par Yanick Michaud

ymichaud@gravitemedia.com

Sans abuser, en buvant avec modération et en diminuant sa consommation, il y a moyen de bien faire les choses. (Photo Archives)

Je l’ai fait pendant plusieurs années. Autant en février que pendant la période du carême. Un acte de contrition. Ne pas boire d’alcool pendant 28 jours. Ou 47 dans le cas de la pré-Pâques.

L’abstinence. C’est bien. Parfois. Je ne suis pas contre la vertu. Au contraire. Dans la dernière année, j’ai adopté de meilleures habitudes de vie. Moins de bière, surtout la semaine.

Mais cette fois, je ne ferai pas partie de la danse. Je n’ai rien à l’encontre de ceux qui veulent se lancer. Au contraire. Je vous encourage. Bravo. À deux mains. Bonne chance et je suis certain que vous en tirerez des bénéfices.

Mais cette fois, j’en ai un peu trop. Pour moi, le verre déborde. 

Des limitations

Dans les deux dernières années on en a enduré des limitations. Moins de sorties en famille. Impossible de voir les amis, la parenté qui se trouve dans une tout autre bulle. Pas de cinéma, de soupers au restaurant, de patinage libre, main dans la main avec l’épouse. Attention aux flèches dans les allées des épiceries. Porte ton masque, lave tes mains, tousse dans ton coude.

On l’a fait. Beaucoup et souvent. On a suivi les règles. On a même cessé de se rendre au gym. On a surtout arrêté d’encourager nos enfants qui font du sport. Je n’ai jamais vu encore ma plus jeune frapper un ballon de volleyball. J’ai vu, de loin, mon fils inscrire un but à partir de la ligne bleue. Mais maintenant, même si ça reprenait, je ne pourrais assister à ses exploits.

Je comprends les barrières imposées, les passeports vaccinaux, les interdictions. C’est essentiel. Mais pour ma santé, je ne m’imposerai pas une limitation supplémentaire. Sans abuser et vider la bouteille chaque soir, je ne veux pas me retrouver un vendredi soir, à m’empêcher de décompresser. En sirotant une petite frette ou en portant un toast à la santé de tous.

Parce que la santé c’est ce qui compte. Alors à vous tous, je souhaite bonne chance et Santé!