Plonger dans le sommeil profond

Plonger dans le sommeil profond
Nadine Larochelle

L’apnée obstructive du sommeil est un malaise qui touche 5 % de la population. Pourtant, ce trouble de la santé est méconnu ou bien rempli de préjugés. Pourtant, une bonne nuit de sommeil décroche le sourire jusqu’aux oreilles.

«Les gens normalisent leurs symptômes. Des gens disent travailler trop ou qu’ils dorment peu parce qu’ils ont des enfants. Et, ils n’en parlent pas à leur médecin», mentionne Nadine Larochelle.

Inhalothérapeute chez Apnée Santé depuis six ans mentionne que l’apnée du sommeil est caractérisée par des interruptions de la respiration pendant le sommeil, causées par un affaissement des voies aériennes.

Trop de gens croient que l’apnée du sommeil ne concerne que les hommes avec un surplus de poids, ronfleurs avec une circonférence du cou augmentée. Pourtant 40% des personnes atteintes ne sont pas obèses. Le syndrome touche également les femmes, les individus minces, les personnes ayant des problèmes ORL ou un menton fuyant. «Il y a beaucoup d’éducation à faire», reconnaît Mme Larochelle.

Il est normal d’avoir des interruptions de respiration durant la nuit. La normale est en bas de cinq par heure. Certains atteignent cependant plus de 30 interruptions durant la même période.

Ces symptômes sont multiples outre la fatigue, la somnolence et le ronflement qui sont davantage connus on retrouve les maux de tête à l’éveil, l’envie fréquente d’uriner durant la nuit, des difficultés de concentration, des éveils fréquents, des sueurs, des palpitations et une perte de libido.

De plus, ce trouble du sommeil peut engendrer des complications telles des accidents cérébro-vasculaires, diabète de type 2, des problèmes cardiaques et de dysfonction sexuelle.

La peur du masque

L’échelle de somnolence d’Epworth (http://www.apneesante.com/sleeptest.html) et divers examens permettent de déterminer un diagnostic.

«Le traitement de l’apnée du sommeil stabilise l’humeur et permet aux personnes atteintes de retrouver un sommeil réparateur. Les symptômes ressemblent d’ailleurs à ceux de la dépression», commente l’inhalothérapeute.

Bien que cette condition soit de plus en plus connue, il existe toujours beaucoup d’idées préconçues. «Je crois que c’est beaucoup relié au fait de porter un masque. Des gens sont dérangés par le fait de le porter toute la vie. Il faut l’accepter», Il y a aussi beaucoup de crainte reliée au bruit de l’appareil, bien que les modèles récents soient plus silencieux qu’auparavant, indique-t-elle.

Ce fameux masque est relié à un appareil de type CPAP (continuous positive airway pressure). Il permet à l’utilisateur d’obtenir une poussée d’air qui permet aux voies respiratoires de demeurer ouvertes. Le dispositif a été mis au point en 1981 par le Dr Collin Sullivan, un médecin australien.

D’autres alternatives existent, comme une chirurgie uvulo-palato-pharyngo-plastie, une thérapie positionnelle ou l’utilisation d’une prothèse buccale. Toutefois, aucune n’atteint les 94 % d’efficacité du CPAP.

Quelques signes et symptômes

Sensation de fatigue

Irritabilité et saute d’humeur

Fatigue et somnolence

Ronflements pendant la nuit et reniflements bruyants durant le jour (remarqué par autrui) pas nécessaire de mettre le reniflement

Sommeil non réparateur

Etouffements nocturnes

Pression artérielle élevée qui requiert plusieurs médicaments pour la contrôler et avec des résultats plus élevés le matin que l’après-midi.

Conséquences possibles reliées à l’apnée du sommeil

Hypertension artérielle

Accidents de voiture (les patients souffrants d’AOS ont 6 fois plus de chances d’avoir un accident de voiture. (Santos, Espagne)

Accident de travail dû au manque de sommeil

Fonction intellectuelle diminuée

Diabète de type 2

Problèmes cardiovasculaires

Risque d’accident vasculaire cérébral

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