Peu de logements abordables pour les familles

Par Yanick Michaud
Peu de logements abordables pour les familles
Il y a des pancartes à louer, le problème, souvent, c’est le prix demandé. (Photo : Yanick Michaud)

La pénurie de logements abordable provoque un certain désespoir pour des familles de Salaberry-de-Valleyfield qui doivent trouver un toit d’ici le début juillet.

« Ça fait trois ans que je suis à la même adresse. Je n’avais pas vécu ça encore, parce que le problème est récent. Mais mon propriétaire fait une reprise de logement pour sa fille et je suis obligée de partir », explique Karine Hebert.

La mère de famille monoparentale souffre d’une maladie auto-immune et a trois enfants. « Nous sommes plusieurs sur les sites de logements à louer à être complètement désespérés. Nous devons déménager et il n’y a presque aucun logement disponible dans toute la région. Oui il y en a bien quelques-uns. Mais ils sont à des prix indécents. Par exemple, certains appartements loués 800$ l’an passé sont maintenant à 1100$ ou plus. Ou les proprios refusent les enfants. Ils refusent les 5 et demi à des familles pour les louer à des gens seuls », déplore celle qui ne peut se permettre un logement à ce prix avec un seul salaire.

Au bout du rouleau

Elle déplore que des gens vivant à deux, avec de bons salaires, accaparent le marché des plus grands appartements. Créant une surenchère et laissant les familles dans de minuscules logis, avec des prix exorbitants. Elle paie actuellement 680 $ par mois. Ses récentes recherches montrent que des appartements dépassent les 950 $, voire 1100 $ ou même plus. « Juste pour rire, j’ai vu des appartements dans le Vieux-Québec avec cachet et vue sur le Fleuve pour beaucoup moins cher qu’un autre logement ici à Salaberry-de-Valleyfield », explique celle qui doit garder ses enfants à la maison en raison de sa situation de santé.

Et peu de recours s’offrent à ceux qui cherchent. « La Régie du logement ne peut rien faire s’il n’y a rien d’illégal. La Ville parle de construction de logements. Mais ce n’est pas pour bientôt. Nous sommes pris », déplore Karine Hebert qui y voit de la discrimination. « De l’abus des propriétaires. Pas d’enfants, pas d’animaux, pas de vie de famille. Surtout pas de logements pour les moins fortunés. »

Stress et anxiété

Karine Hebert a passé deux entrevues pour des coopératives d’habitation. Ses demandes ont été refusées. « L’OMH a quelques nouveaux appartements pour les familles, à peine une vingtaine, mais ils refusent encore. Je ne suis pas la seule dans cette situation, mais je ne sais plus à qui m’adresser pour trouver un toit pour mes enfants », ajoute la jeune femme qui espère que la Ville trouvera une solution rapidement.

« Pourquoi la ville autorise une grande quantité de construction de luxueux condos et pratiquement pas de logements pour des gens moins fortunés? Une famille monoparentale ne peut pas se permettre un prix aussi élevé », conclut Karine Hebert, désabusée.

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Emmanuelle Garand
Emmanuelle Garand
15 jours

Ma soeur vie la même choses en ce moment. Mère monoparentale de 2 enfants et elle habite un petit 4 1/2 depuis plus 1 an parce que c’est tout ce quelle a trouver a l’époque de ca séparation donc elle dort sur le divan depuis plus 1 an. Nous avons contacter le maire de Salaberry-De-Valleyfield pour lui faire part du problème. Plusieurs construction en cour mais seulement des 41/2 pour 40 même 50 ans et plus. Nous cherchons des 51/2 et rien avec un prix responsable tous 1000$ et plus et son budget ne lui permet pas de payer ce prix.
Nous sommes dans un impasse car elle doit déménager. Son immeubles est vendu et les propriétaires reprennent le logement.

Gab
Gab
15 jours

Ce n’est guère mieux pour les couples avec enfants. Nous arrivons pas à trouver quoi que ce soit en bas de 1300$ pour nous reloger le 1ier Juillet ma copine, nos 5 enfants et moi même. Les proprios de 5 et demi nous refuse une visite, les 6 et demi sont inexistants et les maisons à louer débute à 1200$ pour une deux chambres. Les propriétaires sont simplement rendu avide d’argent et ne pensent plus au côté humain en louant les appartements/maisons.

Nous sommes capable de payer le montant de 1300$ mais notre plan d’économiser pour s’acheter une maison tombe à l’eau avec ces prix exorbitant et c’est tellement démoralisant de voir ces rêves être démoli de cette façon..!

roch amyotte
roch amyotte
14 jours

C’est un fait. J’ai mis un 3 1/2 à louer pour le 1er avril. Croyez-le ou non, j’ai eu plus de 100 demandes en 24h. Je l’ai loué la journée même.

Sophie
Sophie
13 jours

Les taux hypothecaires sont a leur plus bas… achetez donc aux lieu de perdre votre argent en loyer. Arretez d’acheter des gratteux et des cigarettes en meme temps!

Marie
Marie
12 jours
Répondre à  Sophie

Wow beaucoup de jugement de marde dans un si petit commentaire. Je te souhaite de ne jamais vivre d’imprévu, maladie ou accident. Car ton jugement te reviendrais dans la face assez vite.