«Le personnel est brûlé» à l’Hôpital du Suroît

Par Mario Pitre
«Le personnel est brûlé» à l’Hôpital du Suroît
La forte affluence enregistrée à l’urgence de l’Hôpital entraîne de longues heures de travail pour le personnel infirmier.

Avec un taux d’occupation qui dépassait les 300 % mercredi soir, le personnel infirmier de l’Hôpital du Suroît travaille dans des conditions qualifiées «d’exécrables», selon des infirmières qui nous ont contacté sous le couvert de l’anonymat.
Jeudi matin, les responsables de l’urgence ont été dans l’obligation de reconvertir un local habituellement utilisé pour la physiothérapie afin de loger des patients en attente de soins.
«On travaille dans des conditions exécrables, nous a confié une infirmière. On a affaire à des cas d’influenza, de C Difficile, de gastro-entérite, hier on a reçu une dizaine d’ambulances en l’espace d’une heure.» En raison de cette affluence, plusieurs infirmières sont appelées à faire des heures supplémentaires, ce qui risque d’augmenter les risques d’erreurs pour lesquelles elles seraient blâmées par la suite, déplore notre interlocutrice.
Par ailleurs, même si le taux d’occupation était officiellement de 241 % à 8 h 30, ce taux ne tiendrait pas compte des patients qui sont placés dans les salles de débordement. Selon l’infirmière Annick Cyr, qui a réagi sur notre page Facebook mercredi, le taux d’occupation a atteint 327 % mercredi soir, avec la présence de 72 patients sur civière, sur une capacité de 22.

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Danielle Leboeuf
Danielle Leboeuf
2 années

On travaille fort, trop fort ! Résultat, nous tombons l’une après l’autre malade à notre tour… Imaginez le scénario qui s’ensuit !

Jean-guy Poulin
Jean-guy Poulin
2 années
Répondre à  Danielle Leboeuf

Vous avez tout mon admiration d’etre présente au poste malgré ce débordement. Vous n’êtes pas des robots et de dire que vous tombez vous aussi malade, ça me semble inévitable avec des chiffres d’occupation aussi élevé. Ça me chagrine de penser que plusieurs personnels soignants qui s’effondrent, qui pleurent, qui ce découragent et qui, certainement, se dissent, MAIS qu’est-ce que je fais ici… BON COURAGE mes ex-consœur, et j’espère sincèrement que le tout ira mieux rapidement. Comme font si souvent les femmes, vous vous résiliez pour vos enfants, vos familles et ici, pour vos patients.

Mesmine Laurence
Mesmine Laurence
2 années
Répondre à  Jean-guy Poulin

Malheureusement il existe plein d’infirmiers et infirmières qui cherchent du travail dans les hôpitaux et n’en trouvent pas.
Ils sont obligés de travailler pour les agences de placement.

Sylvie Cholette
Sylvie Cholette
2 années
Répondre à  Jean-guy Poulin

Merci de le dire.

Sylvie Cholette
Sylvie Cholette
2 années

Je travaille agente administrative au Suroît en réadaptation. Nous avons vécu un déménagement Express, mais avec l’appui de nos collègues et de nos patrons, nous nous sommes vite adaptés et nous sommes fiers de voir que les patients ont un endroit adéquat pour avoir les soins nécessaires. La solidarité est la première réaction à avoir dans ces états d’urgence. Courage et bonne continuité à mes collègues, nous, nous avons la santé! Bon week-end.