La persévérance a bien servi Mélodie Daoust

Par Mario Pitre
La persévérance a bien servi Mélodie Daoust
(Photo : Journal Saint-François Pierre Langevin)

S’il avait fallu que la hockeyeuse Mélodie Daoust se décourage et laisse tout tomber dès la première des nombreuses embûches qui ont marqué sa carrière sportive, elle n’arborerait sans doute pas deux médailles olympiques au cou.
Sa persévérance, qu’elle n’hésite pas à qualifier de «tête de cochon» a été particulièrement mise à l’épreuve dans les mois précédant les Jeux olympiques de Peyongchang, d’où elle est ressortie avec le titre de joueuse par excellence du tournoi. Déjà éprouvée par une blessure au genou, survenue au lendemain des Jeux de Sotchi en 2014, puis une séparation de l’épaule, la Campivallensienne subissait l’étirement d’un ligament latéral à son autre genou lors du Tournoi des 4 Nations, en novembre dernier.
«Il était presqu’entièrement déchiré, raconte la médaillée olympique dans une entrevue accordée dans nos bureaux. J’ai dû travailler extrêmement fort durant tout le temps des Fêtes à Calgary afin de pouvoir être prête à faire l’équipe. Je voulais tout faire pour y arriver.» Plus de 20 ans après avoir fait ses débuts sur glace à l’aréna de Saint-Timothée, elle se voyait donc confirmer sa place avec l’équipe olympique nationale, le 22 décembre.
Mais l’issue du tournoi, une médaille d’argent, a néanmoins laissé un goût amer aux hockeyeuses canadiennes. «À Hockey Canada, on vise rien de moins que la médaille d’or. Quand on est revenues avec l’argent, ça faisait mal, c’était comme si notre mission n’avait pas été accomplie; mais les messages d’appuis reçus de partout ont fini par mettre les choses en perspective», assure Mélodie.
Les hockeyeuses doivent trimer dur pour arriver à assouvir leur passion sportive, convient Mélodie Daoust. Rien à comparer au hockey traditionnel masculin. Bien que l’organisation des Canadiennes de Montréal lui permette de jouer professionnelle en septembre, les salaires accordés demeurent à peine comparables aux montants accordés aux joueurs de hockey junior. «On doit se battre à chaque jour pour arriver à plus d’équité. D’ici là on doit aller à la recherche de commanditaires et heureusement je peux compter sur l’appui de Steve Gareau et Steve Bastien de l’entreprise NRJ Environnement», mentionne-t-elle.
D’ici là, maintenant graduée de l’Université McGill, Mélodie Daoust retourne à son entraînement quotidien, sous la gouverne de Cory Kennedy et Sébastien Bordeleau, «deux personnes qui ont été très importantes dans mon cheminement», dit-elle. Les championnats du monde, la Coupe des 4 Nations et un retour aux Jeux olympiques de Pékin, en 2022, demeurent dans sa mire.
Elle aura son école de hockey féminin
Toujours avec l’idée d’assurer une meilleure relève en hockey féminin, Mélodie Daoust a récemment signé une entente avec les Centres sportifs de Salaberry-de-Valleyfield pour la tenue de sa première école de hockey féminin.
Toujours attachée à sa région natale, la résidente de Saint-Zotique accueillera les jeunes hockeyeuses du 16 au 20 juillet prochains, dans deux groupes d’âge. Techniques de patinage, conditionnement physique sur glace et hors glace seront notamment au programme.

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