Un modèle d’affaires à revoir pour les gyms

Par Yanick Michaud
Un modèle d’affaires à revoir pour les gyms
Mélissa Gravel doit continuer à se battre pour permettre à son gym de rester ouvert. (Photo : Photo Journal Saint-François - Archives - Pierre Langevin)

Même si la phase de déconfinement s’est amorcée pour les gyms et studios de boxe et d’haltérophilie, tout n’est pas gagné pour les propriétaires.

« Ce ne sont pas toutes les places qui ont rouvert. Certains ont de la difficulté à respecter les critères. Pour nous, on a réussi à faire des changements, mais c’est parce que nous n’avions pas le choix. Financièrement, avec toutes ces modifications, ce n’est pas la même rentrée d’argent », explique Mélissa Gravel du Club 201 Fitness à Saint-Clet.

Beaucoup plus de coûts

« Ça nous oblige à revoir notre modèle d’affaires. Notre plus gros défi est de faire valoir à la clientèle qu’elle devra payer son cours plus cher qu’avant. Car le volume étant restreint on ne pourra survivre autrement. C’est impossible », lance clairement la jeune entrepreneure.

Ainsi, les coûts sont plus élevés et le client doit payer plus cher sa cotisation. « En même temps, il y a moins de place dans les gyms. Il y a donc moins de gens et les cours sont plus personnalisés. Il y a plus de latitudes pour les entraîneurs. C’est une valeur ajoutée. À la place d’avoir 60 personnes, d’être serrés et de se limiter dans les exercices. Il y a dix personnes. On peut faire de la corde à sauter sans danger d’accrocher son voisin », plaide Mélissa Gravel.

En même temps, les frais fixes des propriétaires demeurent les mêmes. Sinon plus. « On doit s’adapter. De notre côté, nous avons investi dans une plate-forme pour gérer les rendez-vous, les achats, les inscriptions. Elle se trouve sur notre site ou sur Facebook. Ça provoque moins de va-et-vient dans la réception du gym. Ça aide », réalise la propriétaire.

À ce propos, elle a hâte de passer à la prochaine phase qui permettra les combats simulés, comme le sparring. Et ultimement, dans la dernière phase, les combats de boxe et l’organisation de galas. C’est dire, une rentrée d’argent qui pourrait permettre de sortir la tête de l’eau pour les propriétaires de gyms et leurs clients.

 

Partager cet article

Laisser un commentaire

avatar
  S'inscrire  
Me notifier des