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Mélodie Daoust heureuse de retrouver ses coéquipières

jeudi le 21 janvier 2021
Modifié à 10 h 56 min le 21 janvier 2021
Par Eric Tremblay
Depuis mars 2020, Mélodie Daoust n'a disputé aucun match de hockey. Pour l'athlète olympienne, renouer avec ses coéquipières à Calgary dans le cadre du camp de l'équipe nationale revêtait donc un soulagement. «C'est sûr que c'est différent, informe la hockeyeuse rejoint à Calgary. C'est beaucoup être dans sa chambre. Mais ça nous fait réaliser en même temps à quel point on est chanceuse quand on va à l'aréna pour faire notre sport. » Au cours de la dernière année, l'entraînement de la Campivallensienne a relevé un défi. Mélodie Daoust se dit plus en forme qu'elle ne l'a jamais été. Entre ses tâches de maman, elle a soulevé des poids et fait du cardio. «Dans une saison, on réduit le rythme en gymnase ou diminue les charges, explique-t-elle. Comme il n'y a pas de matchs, je peux aller au gym cinq jours par semaine et mettre les poids que je veux. » Les séances sur la glace ont été plus compliquées. Au gré des règles de la santé publique. Danièle Sauvageau a pu mettre en place un concept. Les hockeyeuses ont pu pratiquer leurs habiletés. Mais rien qui ressemblait à une partie. Puis, à Calgary parmi les 35 hockeyeuses disponibles pour le camp, la double médaillée olympique doit suivre un protocole stricte. Arrivée le 17 à Calgary, elle devait obtenir deux résultats négatifs par jour afin de sauter sur la glace. Pour une pratique avec deux coéquipières. Un championnat du monde important Jusqu'au 30 janvier, l'équipe nationale féminine tient son camp d'entraînement en vue du Championnat du monde. Celui-ci est prévu en avril au Canada. «C'est vraiment gros, assure Mélodie Daoust. Seulement les filles qui jouent dans les universités américaines ont pu jouer et ainsi se faire évaluer par les entraîneurs. C'est une étape importante en vue de la centralisation qui va mener à la formation de l'équipe pour les Jeux olympiques de 2022.» Le camp se veut une opportunité pour toutes les joueuses. La hockeyeuse croit à la maxime qui dit que plus tu pratiques, plus tu deviens meilleur. Ainsi, les hockeyeuses sont en forme et ont de bonnes rencontres virtuelles. «On veut prouver qu'on est prête, qu'on est les meilleures, explique-t-elle. Ça fait partie de la préparation mentale. » En 2019, lors de la dernière présentation du Championnat mondial, le Canada s'était contenté de la médaille de bronze. L'Unifolié avait été surpris par la Finlande en demi-finale. Montrer par l'exemple Mine de rien, Daoust, 29 ans, fait partie du programme de hockey canadien depuis plusieurs années. Au camp à Calgary, elle fait partie des joueuses qui possèdent le plus d'expérience. «On est un petit groupe de leaders qui se partagent bien les tâches, indique-t-elle. Je n'ai pas besoin d'une lettre sur mon chandail pour exprimer du leadership. J'ai la passion dans mon coeur pour montrer par l'exemple sur et hors glace. » Mélodie Daoust assure que les jeunes joueuses sont tellement bonnes. Que les plus expérimentées ont tout à apprendre d'elles. Ne suffit que leur témoigner de la confiance. «Ça me rappelle quand je suis arrivée plus jeune et que les plus vieilles m'ont pris sous leur aile, a-t-elle affirmé. C'est maintenant à moi de le faire. »  

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