Mélodie Daoust excitée par son nouveau défi

Mélodie Daoust excitée par son nouveau défi

Mélodie Daoust dispute son premier match avec les Canadiennes de Montréal samedi à la Place Bell.

Crédit photo : (Photo Journal Saint-François - Archives Pierre Langevin)

Samedi soir sur la glace de la Place Bell, Mélodie Daoust va endosser le gilet des Canadiennes de Montréal. Ce sera le début d’un nouveau chapitre dans sa carrière. La hockeyeuse de Valleyfield est animée par ce nouveau défi.

«C’est un rêve de petite fille de porter le chandail des Canadiennes, confie-t-elle. Ce sera un match haut en émotion. »

Depuis la fin des Jeux olympiques de Pyeonchang, où elle a été élue meilleure joueuse du tournoi, la Campivallensienne a peu joué au hockey. Il y a eu un camp du tournoi des 4 Nations le mois dernier, puis des matchs hors concours contre des formations universitaires. Samedi, contre les éternelles rivales, l’Inferno de Calgary, l’intensité sera au rendez-vous. «Les filles sont tellement prêtes à représenter les Canadiennes au meilleur de leur capacité, assure-t-elle. Cette année, on retrouvera beaucoup de joueuses olympiennes, si bien que le niveau de jeu sera le plus près des JO. C’est à voir. »

Daoust et ses coéquipières ont la Coupe Clarkson, remise aux championnes de la Ligue canadienne de hockey féminin, dans leur mire.

L’attaquante de Valleyfield entend contribuer aux succès de son équipe qui vise rien de moins que la Coupe Clarkson. (Crédit photo : (Photo Journal Saint-François - Archives Pierre Langevin))

Choc de la réalité

Bien que la LCHF possède un statut de hockey professionnel, on est loin de la Ligue nationale de hockey. Daoust constate le choc des réalités cette saison. «Sauf les filles d’Équipe Canada, les filles travaillent à temps plein, indique-t-elle. C’est la vie d’adulte. Ça arrive que des filles arrivent en retard aux pratiques en raison du travail. C’est dommage que toutes ne peuvent pas faire du hockey à temps plein. Mais toutes jouent avec cœur et dévouement. »

Premier choix au repêchage des Canadiennes en 2017, l’attaquante entend être plus qu’une recrue cette saison. «Je pense avoir plus un rôle de leadership en raison de mon expérience, dit-elle. J’ai joué avec la plupart des filles qui sont dans l’équipe. Je veux contribuer à leurs succès sur et en dehors de la glace. Je veux créer un impact. »

Rappelons que Sarah Lefort, d’Ormstown, entreprend sa troisième saison à Montréal. L’an dernier elle a pris le troisième rang des meilleurs compteurs de l’équipe avec 30 points, dont 18 buts, en 28 parties.

Deuxième carrière

Mélodie Daoust amorce aussi un autre volet à sa carrière, celui-ci derrière le banc. Après avoir endossé avec fierté le rouge tout au long de sa carrière, avec Équipe Canada ou les Martlets de McGill, elle se retrouve derrière le banc des Bleues, les Carabins de Montréal. «Les filles me disent que cette couleur me va bien, rigole-t-elle. Je suis vraiment content de me diriger dans cette voie [entraîneur]. J’avais étudié la possibilité d’aller en enseignement de l’éducation physique, mais je ne regrette pas mon choix. »

Joindre les Carabins, dont l’entraîneur-chef est Isabelle Leclaire et la directrice-générale est Danièle Sauvageau, représentait une excellente occasion d’apprentissage pour Daoust.

En saisissant cette opportunité, elle a la chance de diriger sa petite cousine, Alexandra Labelle. Membre de la première équipe d’étoiles au Québec l’an dernier, l’entraîneur voit un énorme potentiel en elle. «On va tout faire pour qu’elle réintègre le programme d’Équipe Canada, concède Daoust. Je me revois en elle; mon parcours n’a pas été le plus facile. Mais je suis convaincue qu’elle va saisir son opportunité. »

Les Carabins amorcent leur saison le 19 octobre au Cepsum de Montréal alors que les Gee Gees d’Ottawa seront en visite dès 19 h 30.

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