L’importance de porter le casque à vélo

Par Denis Bourbonnais
L’importance de porter le casque à vélo
L'olympienne Lyne Bessette insiste fortement sur le port du casque à vélo

Des personnalités prônant le port du casque à vélo ont fait une escale à Salaberry-de-Valleyfield dans la cadre d’une randonnée de 500 kilomètres visant à sensibiliser le public à l’importance de prévenir les blessures à la tête.

Une soixantaine de cyclistes sont arrivés au parc Delpha-Sauvé en provenance de Saint-Jérôme après avoir pédalé près de 150 km par une chaleur suffocante à l’occasion du 2e Défi Tête la Première. Au sein du premier groupe de 15 participants, on retrouvait deux porte-parole de l’événement qui s’est tenu du 27 au 29 mai.

Le Journal a pu rencontrer Lyne Bessette, cycliste professionnelle et participante aux Jeux Olympiques (2000, 2004) ainsi que le docteur Bernard Mathieu, président de l’Association des médecins d’urgence du Québec. Les deux ambassadeurs du Défi ont parlé de la réticence à faire adopter une loi obligeant les cyclistes à porter un casque.

«Quand on se fait imposer quelque chose, il semble que c’est dans la mentalité de dire non. Pourtant, le port du casque réduit d’au moins 60% le risque de blessures à la tête et au cerveau», souligne Lyne Bessette, qui a été touchée personnellement par les effets d’un accident à vélo.

L’olympienne a subi plusieurs traumatismes crâniens au cours de sa carrière et n’eut été de son casque, sa parcours d’athlète aurait pu prendre fin abruptement. De plus, son père a été victime d’une embardée à vélo et il s’en tiré grâce à l’utilisation de son casque. «Il faut continuer à sensibiliser les cyclistes. Nous sommes quand même plus près de l’objectif (obligation de porter le casque», affirme Lyne Bessette.

Le docteur Bernard Mathieu, qui venait de parcourir 144 km à une vitesse moyenne de 26,5 km/h, estime que le port obligatoire du casque n’est pas pour demain. «Il y a encore beaucoup de résistance. Il faut commencer avec les parents qui roulent à vélo sans casque et qui devrait montrer l’exemple», mentionne-t-il. «Il ne faut pas mettre l’emphase sur les décès car bien souvent, les cyclistes n’ont aucune chance face à un véhicule. La prévention des blessures est primordiale», soutient Dr Mathieu.

Le président fondateur du Défi Tête la première et de l’organisme «Le Bouclier Prévention», Simon Poulin se dit encouragé par les avancées dans la sécurité à bicyclette. La Ville de Sherbrooke a adopté récemment un règlement municipal obligeant les 18 ans et moins à porter le casque. «Nous espérons que d’autres municipalités emboîteront le pas» souhaite-t-il.

Le défi cycliste a passé par 9 villes québécoises et la collecte de fonds a permis d’amasser 60 000 $ pour le financement d’activités éducatives et de sensibilisation.

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