L’histoire tissée serrée de Valleyfield

L’histoire tissée serrée de Valleyfield
La directrice du MUSO, Marie-France Lirette, parle du livre comme de «l’expression vivante de notre société». (Photo : (Photo Journal Saint-François - Pierre Langevin))

L’exposition permanente sur la Montreal Cotton – L’étoffe d’une ville – peut désormais s’amener à la maison. Le livre-catalogue publié vendredi par le MUSO préserve le souvenir de l’histoire de Valleyfield.

Marie-France Lirette, directrice du MUSO, parle de «l’expression vivante de notre société» pour décrire le projet. «On désirait laisser une trace de notre première exposition permanente qui a été inaugurée en 2014, a-t-elle mentionné. Le projet est né l’année suivante par l’entremise d’Annabelle Laliberté qui était alors la directrice. »

La Montreal Cotton a représenté la plus importante manufacture de textile au pays à une certaine époque. Ouverte en 1873, elle a définitivement fermé ses portes au début des années 1990. À son apogée, jusqu’à 3000 personnes y ont travaillé.

Mathieu Tremblay, responsable des expositions et des collections au MUSO, a rappelé que cette exposition permanente avait représenté un chantier colossal pour l’équipe. L’idée du livre s’est rapidement manifestée afin de garder les traces de cette histoire importante. «Il offre un regard distinctif sur une autre époque qui n’est pourtant pas si lointaine, a-t-il souligné. Avec les témoignages, photos et texte, il constitut une mémoire collective vivante. »

Josée Leboeuf. Qui a assuré la transcription et le soutien technique, Lucie Bettez coordonnatrice de l’exposition et du livre, le maire Miguel Lemieux et Mathieu Tremblay responsable des expositions et des collections jettent un œil au livre-catalogue L’étoffe d’une ville, au cœur de l’exposition sur la MoCo.

C’est Lucie Bettez, coordonnatrice de l’exposition, qui s’est chargée du livre qui en découle. «C’est un recueil accessible qui reflète le parcours de l’exposition et du souci de préserver notre patrimoine, a-t-elle signifié. C’est une invitation à découvrir ou redécouvrir l’histoire des gens de Valleyfield tout en mettant en valeur l’expression humaine. »

Le livre regroupe des témoignages et des magnifiques photographies qui se retrouvent dans l’exposition. S’ajoutent des textes d’Édith Prégent et Christophe-Hubert Joncas.

Le maire Miguel Lemieux croit que la Montreal Cotton s’est tissée dans la communauté de Valleyfield pour toujours. «Cette industrie a notamment donné une vie communautaire et syndicale qui ont des racines historiques, a indiqué le premier magistrat. Ce qui donne à Salaberry-de-Valleyfield  une âme plus agréable et vivante que bien d’autres villes comparables. »

Le livre a bénéficié de subvention totale de 10 000 $ de la part de Coton-46 et de la MRC de Beauharnois-Salaberry. Il est imprimé à 200 copies qui sont disponibles au coût de 25 $ au MUSO.

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