Les fermières se lancent dans les graffitis

Par Steve Sauvé
Les fermières se lancent dans les graffitis
Les membres des trois Cercles des Fermières de Salaberry-de-Valleyfield sont heureuses de présenter leurs œuvres de tricot-graffiti.

ART – Il est désormais possible de circuler dans divers endroits de la Ville de Salaberry-de-Valleyfield et de voir des arbres, des rampes d’accès et même des clôtures revêtir leurs plus beaux habits. On appelle cela du tricot-graffiti.

Bien qu’il s’agisse a priori d’une pratique illégale (s’il n’est pas autorisé par la Ville), le tricot-graffiti à fait son apparition à Salaberry-de-Valleyfield grâce aux trois Cercles des Fermières présents, dans le but de souligner les 100 ans d’existence de l’organisme.

Ainsi, il est possible d’admirer cette forme de manifestation artistique qui investit la rue en utilisant et en recouvrant le mobilier urbain de tricot chez Valspec, au parc Jobin, dans le secteur Saint-Timothée, au complexe aquatique extérieur du parc Delpha-Sauvé et à l’Espace Madeleine-Parent, à proximité de l’usine de filtration, avenue du Centenaire.

Bien que l’un des buts du tricot-graffiti soit d’enjoliver et habiller les lieux publics pour les rendre moins impersonnels, tout en contribuant à développer le sentiment d’appartenance des citoyens par une diminution du vandalisme, des vandales s’en sont donnés à cœur joie à l’Espace Madeleine-Parent.

Pierre Crépeau, coordonnateur à la vie culturelle à la Ville de Salaberry-de-Valleyfield, informe que des caméras de surveillance sont en fonction à l’endroit vandalisé, mais il profite de la tribune pour demander la compassion des personnes impliquées. «Nous demandons aux gens de venir rapporter les œuvres volées au Service récréatif et communautaire.»

Les Cercles des Fermières en bref

L’année 2015 marque le 100e anniversaire des Cercles de Fermières du Québec. L’association de femmes vouées à l’amélioration des conditions de vie de la femme et de la famille ainsi qu’à la transmission du patrimoine culturel, artisanal et immatériel a fait son apparition à Salaberry-de-Valleyfield en 1919 (Fermières de la paroisse Sainte-Cécile).

Récemment, les participantes aux différents Cercles de Fermières de la ville se sont impliquées en confectionnant des couvertures pour les jeunes en difficulté, des bonnets pour le cancer et les nouveaux-nés, sacs pour la DPJ, tabliers pour le Café des Deux-Pains, et plusieurs autres projets.

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