Les décisions prises pendant la crise ont des conséquences

(Propos recueillis par Gravité Média)
Les décisions prises pendant la crise ont des conséquences
(Photo : Gravité Média)

Avec un léger recul, je veux parler des conséquences qu’ont certaines décisions du gouvernement pendant l’actuelle crise de la COVID-19.

On se rappellera que le gouvernement du Québec a autorisé les grandes surfaces comme Costco et Walmart à rester ouvertes. Je suis d’accord. Je crois, cependant, que celles-ci auraient dû être accessibles seulement pour de la nourriture ou des items qu’on retrouve également en pharmacie. Moi, j’aurais carrément bloqué l’accès aux autres rangées.

Pour ce qui en est de Canadian Tire et des grosses quincailleries, je n’ai pas compris pourquoi ces commerces n’étaient pas fermés. Ces endroits étaient bondés de monde, pour des choses qui ne sont pas, à mon sens, essentielles.

Beaucoup de propriétaires de petits commerces qui vendent les mêmes produits que certains magasins à grande surface m’ont appelé. Ils étaient en colère de voir les stationnements remplis de clients qui se rendaient à leur voiture avec des téléviseurs, des vélos et autres accessoires de divertissement.

L’un d’eux, par exemple, a dû arrêter de vendre ses produits électroniques. L’autre a dû fermer sa boutique de vélos. Ce qui est aberrant, c’est que ces items pouvaient être vendus ailleurs. On parle d’acheter local, mais on a fait souffrir l’économie d’ici en autorisant les magasins à grande surface à vendre de tout. Les petits commerçants ne pourront pas rattraper ces ventes perdues à leur réouverture.

Ensuite, le premier ministre du Québec François Legault a annoncé la reprise d’une partie de l’économie, la semaine dernière, permettant à 500 000 Québécois de retourner travailler. Je crois que c’est une excellente initiative et un pas vers l’avant, mais il y a un bémol.

Des gens risquent d’en contaminer d’autres si les mesures comme la distanciation sociale ne sont plus respectées par certains. Comme l’a dit le directeur de la Santé publique du Québec, le Dr Horacio Arruda, si cela se produit, nous allons être de retour à la case départ.

J’espère de tout cœur que les citoyens continueront de prendre les précautions nécessaires. Sinon, les conséquences seront immenses.

Je pense la même chose pour les écoles. Le retour des enfants en garderie et en classe pourrait être dommageable. Je comprends que c’est nécessaire dans plusieurs cas et que c’est sur une base volontaire, mais moi, si près de la fin de l’année scolaire, je n’y enverrais pas mes enfants.

10-4!

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